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L'aspect
Historique :
A la fin du VIII ème siècle, un diocèse
de Rhédésium ou Pagus Rhedensis est cité dans le cartulaire du Capcir. C'est la
première fois qu'apparaît écrit le nom de ce qui sera bien plus tard la région
de Rennes-Le-Château. En 798, Charlemagne mandate en Septimanie,
deux juges prélats, les Missi Dominicis, dont l'un se nomme Théodulphe,
qui dans leur rapport, sous forme de poème, citent une cité nommée Rhedae
au même titre que Carcassonne et Narbonne. Cette citation, liée aux deux
autres villes, nous permet de supposer que cette cité de Rhedae devait,
probablement, avoir la même importance que Carcassonne et Narbonne, soit
en tant que pôle religieux ou de regroupement de population.
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| Les
fondateurs de Rhédae semblent être, tout comme pour Carcassonne, les Wisigoths.
A plus d'un titre les deux villes se ressemblent dans leur "encombrement"
géographique. En 507 après la
bataille de Vouillé, les Wisigoths furent écrasés par Clovis, nouveau roi du peuple
Franc. Un des derniers bastions Wisigoth est d'ailleurs encore visible de nos
jours, à quelques kilomètres de Carcassonne, à la Montagne d'Alaric. Alaric ayant
été le dernier Roi Wisigoth s'opposant aux Francs dans cette région. C'est
après ces funestes évènements que Rhédae prit l'importance que l'on suppose. Son
emplacement fit qu'elle devint une ville stratégique commandant la rive droite
et la haute vallée de l'Aude et la vallée de la Salz donnant accès aux Corbières.
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Les
Wisigoths firent de Rhédae une place forte militaire. En 563, à la suite de guerres
politiques et stratégiques, le Roi Franc, Hilperic étendit son royaume jusqu'à
la rive gauche de l'Aude appelée en ces temps Atax. De fait, les Wisigoths furent
obligés de renforcer leurs lignes de défenses sur toute la rive droite de l'Aude.
En conséquence, Rhédae prit encore une importance plus grande. |
| Un
peu à l'image de Carcassonne, la cité de Rhédae se constituait de deux parties
bien distinctes. Une ville installée sur le plateau au pied du village de Rennes-Le-Château
actuel, et une citadelle qui semble avoir été reliée à la ville par une forte
rampe. Cette citadelle baptisée Castrum Rhédarium était à l'emplacement du village
actuel.
D'après l'historien
Louis Fédié, il
semble qu'une seconde citadelle était implantée sur le mamelon en face de Rennes-Le-Château
que l'on nomme de nos jours "le Casteillas". Casteillas voulant dire
en patois : "Grand Château".
| La
cité de Rhédae possédait deux églises, l'une dédiée à la sainte vierge, l'autre
à Saint-Jean-Baptiste. Le Castrum
de Rhédae occupait tout le plateau sur lequel est bâti le village actuel. La
citadelle avait deux entrées, l'une à l'Est qui s'ouvrait sur la campagne, l'autre
au sud qui la mettait en communication immédiate avec la ville qui s'étendait
à ses pieds. Pour ce qui est de la porte de l'Est, il était encore possible, au
siècle dernier, de voir un portique Wisigothique servant encore d'entrée au village.
Il fut détruit depuis. La citadelle de
Rhédae était divisée en trois parties dont les noms latins furent traduit en patois
et semble avoir perdurés. Il y avait le "Castrum Valens" qui est devenu
le "Castel Balent". Au Sud il y avait le "Castrum Salassum"
qui est devenu le "La Salasso" et la dernière partie s'appelait "Capella"
qui ensuite s'est appelée "La Capello". |
Le
Castrum Vallens était placé à l'Est et garni de fortifications afin de
faire face à l'ennemi éventuel ; La Salasso, était une zone où l'on pouvait
battre le grain et communiquer directement avec la ville, en contrebas
par la rampe d'accès. La Cappelo, comme son nom le fait penser, était
un des lieux où s'élevait une des deux églises, d'ailleurs des vestiges
d'une ancienne église furent découverts dans ce lieu. Comme toute cité importante et maîtresse,
Rhédae était défendue par différents avant-postes alentours. Nous pouvons
citer : Cornanel, Roquetaillade, Antugnac et Brenac. Elles-mêmes construites
par les Wisigoths.
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L'invasion
des Sarrasins vient mettre fin au règne des rois Wisigoths en Septimanie.
Cette invasion changea complètement la destinée de Rhédae. L'historien Marca affirme que pendant
l'occupation des Sarrasins, les Archevêques de Narbonne, chassés
de leur Siège, se réfugièrent dans la cité de Rhédae. Peu de temps
après le passage des Missi Dominicis de Charlemagne, le diocèse
de Rhédae devint un comté sous la dépendance des Comtes de Carcassonne. En 957, le Rhédésium forme un
apanage distinct en faveur d'Odon, fils de la princesse Ermessinde.
Leurs successeurs furent pendant un siècle comtes particuliers du
pays de Rhédae. Cette période marque la phase la plus éclatante
de cette ville qui était la résidence permanente d'un Seigneur souverain.
A cette époque, Rhédae joue un rôle
presque aussi important que Carcassonne. Limoux, n'était qu'une
modeste bourgade que Pierre des Vaux de Cernay qualifie de "Castrum
Limosun in terrtorie Redensi". Quant à Alet, elle était le
siège d'une abbaye importante entourée d'une Villaria ou village.
Rhédae rayonnait au milieu de ces différentes agglomérations.
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En
1062, après la mort de Raymond II de Rhédae, le comté fut de nouveau
réuni à celui de Carcassonne. Après 1067, la vente du Rhédésium
n'en fit plus qu'un comté de Barcelonne. Le pouvoir des Comtes de Barcelone
sur le Rhédésium fut de courte durée et la comtesse Ermengarde rentre
bientôt en possession du grand fief qu'elle avait aliéné. En 1080, Bertrand, fils de Pons, qui
commandait pour elle la cité de Rhédae jura d'imiter la conduite
du gouverneur de Carcassonne et de défendre fidèlement la cité de
Rhédae. Quatre ans après, Bertrand Aton, fils d'Ermengarde prêtait
serment de fidélité à sa mère pour les deux forteresses de Rhédae,
"Pro ambis castris". C'est à cette époque que le nom de
"Razes" fut donné au Comté. |
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