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Le Maire de
Rennes-le-Château, Jean-François LHUILLIER, actuellement dans son deuxième mandat
sur la commune, a, à deux reprises, accordé des interviews pour le Site "Rennes-le-Château
le Dossier".
Le premier de ces interviews avait pour but de mieux faire connaître le premier
magistrat de cette commune qui ne manquait pas de défrayer la chronique par ses
prises de position et ses décisions quant à la restauration du village. Ce premier
interview eut lieu au mois de mai 2000.
Le second
interview a été motivé par les différentes déclarations dans la
presse sur l'éventuelle découverte d'éléments important sous la
tour Magdala et dans l'église. Que ce soit la presse écrite à grande
diffusion ou les médias d'information radiophonique, le village
de Rennes-Le-Château revint sur le devant de la scène au cours du
printemps 2001. Action de recherche historique ou action marketing,
c'est ce que "Rennes-Le-Château le Dossier" à tenté
de comprendre. Cet interview eut lieu au mois de juillet 2001.


Mai
2000
Et oui ! Au cours
de ce mois de mai 2000 j’ai réalisé un petit voyage sur Rennes-Le-Château.
C’est à cette occasion que j’ai pu rencontrer Jean-François Lhuilier,
Maire actuel de Rennes-Le-Château. Il a accepté de se prêter à un
interview, qui nous permettra de mieux le connaître. Personnage
étonnant au parcours étonnant qui ne pouvait que vouloir passer
sa retraite dans un endroit étonnant !
Je vous laisse le
plaisir de lire ce reportage réalisé le samedi 6 mai sur le banc du
« point de vue » du village.
Jean-Patrick
Pourtal : Monsieur le Maire bonjour
Je suis content de vous rencontrer.
Pourriez-vous nous dire comment vous avez connu Rennes-Le-Château car je ne crois
pas, vu l’accent que vous avez, que vous soyez encore un enfant du pays me semble
t-il ? Jean-François
Lhuilier Ha l’accent,
j’ai l’accent de la Touraine, donc je n’ai pas d’accent en phonétique. J’ai connu
Rennes-Le-Château au travers d’une rencontre, d’une rencontre féminine, aujourd’hui
ma femme, çà fait maintenant bientôt 28 ans ou 30 ans que j’ai connu Rennes-Le-Château.
J’ai pu, j’ai eu l’occasion, de promener l’image de Rennes-Le-Château dans tous
les coins du monde, de l’Afrique au moyen orient et jusqu’au Pacifique. J’ai toujours
cette envie de rester et de faire quelque chose pour le village. Retraité maintenant
j’ai du temps, 24 heures sur 24 pour travailler, pour faire avancer ce site merveilleux. JPP :
Donc ce
site vous l’avez découvert, comme vous le dites, il y a de nombreuses années.
Beaucoup de choses ont changé depuis un an, depuis que vous avez été élu comme
maire de la commune. vous avez fait réaliser des travaux assez importants puisque
déjà on ne voit plus un seul fil électrique dans le village, ce qui est tout à
fait agréable. Quels sont les futurs travaux que vous envisagés sur Rennes-Le-Château ?
Jean-François
Lhuilier : Avec
l’accord et l’aide de la région, du conseil général et de l’Etat, cette commune
a pu se rendre propriétaire du domaine de l’Abbé Saunière, qui à toujours été,
jusqu’à ce jour, dans le domaine privé. Je crois que c’était l’essentiel du patrimoine
du village qu’il fallait faire rentrer dans le giron de la commune. Les projets
sont vastes, il faut d’abord restaurer, et à partir de là créer un site-pôle à
vocation touristique, donner quelque chose de sérieux, de crédible de durable
à voir et à visiter. Il faut accueillir au mieux le tourisme qui va venir.
JPP :
Rennes-Le-Château
existe depuis plusieurs centaines d’années voir, peut être, plusieurs
milliers d’années. L’affaire Saunière est une affaire importante,
près de 300 ouvrages ont été édités. D’après ce que je crois comprendre,
vous souhaitez faire découvrir le village sous d’autres aspects.
Quels sont ils ?
Jean-François
Lhuilier :
D’abord un petit retour sur ce que vous venez de dire. Je considère
Bérenger Saunière comme le révélateur d’un site endormi, dans le
sens qu’il a mis en première ligne l’histoire de Rennes-Le-Château.
Hélas, le site endormi continue un peu de dormir ; tant sur
le plan de l’archéologie et de l’histoire du site proprement dit.
C’est un site de force comme le dit le portail de l’entrée de l’église !
« Teribilis Locus Iste ». Cela ne veut en aucun cas dire
que cela doit donner peur. Le lieu, le site de Rennes-Le-Château,
est un lieu de force un lieu tellurique.
JPP :
Il semble que cet
aspect soit, à vos yeux, très important. Dans cet esprit, va-t-il y avoir des
travaux ? Et si oui quels vont-ils être ?
Jean-François
Lhuilier :
Actuellement, avec peut être
un de vos concurrents, mais très certainement ami, canal web ; une
démarche est entamée auprès de la fondation de France, la fondation
EDF en liaison avec sciences et vie junior, qui pourrait, je dis
bien « pourrait », venir sur le site faire une véritable étude,
en particulier sur les micros cavités, et surtout ce qui à trait
à un aspect archéologique de site. Ils se sont déjà occupés de la
pyramide de Kheops. On pourrait travailler sérieusement, souligner
les traces de la présence grecque sur le site, ce n’est pas faire
part de rêve, mais c’est de constater les faits établis. Qu’est
ce que les grecs sont-ils venus faire à Rennes-Le-Château ?
JPP :
Il est vrai que
lorsque que l’on a la chance d’être sur le site, on a conscience que c’est un
site très isolé, il faut donc avoir une réelle volonté d’y venir. Donc de
gros travaux de recherches scientifiques, car il faut employer le terme, vont
être menés. Il y a presque une polémique qui existe sur Rennes-Le-Château c’est
la présence de l’antique Rhédae ! il y a eu quelques années, des photos aériennes
auraient montré des traces au sol sur le plateau que nous voyons de l’endroit
où nous sommes, de vestiges anciens que certains qualifient de basilique.. Envisagez-vous
des fouilles archéologiques, avec un grand «F », dans un cadre tout à fait
prédéfini pour enfin peut être mettre à jour quelque chose. Jean-François
Lhuilier :
Absolument, mais c’est avec une approche rationnelle qu’il faut découvrir
le monde caché de Rennes-Le-Château. C’est certainement un objectif. Je voudrais
rappeler que l’abbé en a trouvé une partie. Je voudrais replacer l’abbé dans son
vêtement, dans sa soutane de prêtre. C’était avant tout un prêtre. Certes il est
arrivé, ici, pauvre et il en est reparti riche ; toutes les hypothèses sont
valables, tous les axes de recherches sont pensables, mais il ne faut jamais oublier
que le prêtre était un prêtre avec la foi et que c’était une église qu’il construisait !
JPP :
Je crois que cette remarque
est très importante et il fallait la dire. Si je peux me permettre, une comparaison
m’étonne : j’ai l’impression que vous aimez autant cette commune que Bérenger
Saunière a pu l’aimer. Je pense que certains sont en train de se dire : «
mais avons nous un nouveau Bérenger Saunière à Rennes-Le-Château » Qu’en
pensez-vous ? Jean-François
Lhuilier :
Non ! Ma formation ne s’arrête qu’aux
7 ans de jésuite et 32 ans de parachutiste. Non ! je suis simplement quelqu’un
qui se fixe un objectif, avec un groupe communal qui se forme, qui se développe
actuellement d’une façon rapide et active. Noua allons essayer d’atteindre cet
objectif puisque j’utilise mon temps libre de retraité pour atteindre ce but.
JPP :Merci
M. le Maire d’avoir répondu à ces questions et je vous dis à bientôt sur le site
Internet

Interview
Téléphonique du 27 juillet 2001 :
Depuis plusieurs mois de nombreux articles de presse
sont consacrés à Rennes-Le-Château. Des fouilles sont annoncées ! Des découvertes
et des révélations surprennent le lecteur ! Le Vatican s'impliquerait dans le
dossier ! Info ou intox ?
" Rennes-Le-Château le Dossier " a voulu en savoir
plus pour vous ! Jean-François Lhuillier, Maire de Rennes-Le-Château, a accepté
de répondre à une interview téléphonique le 27 juillet 2001.
Cet interview
est soumis à votre sagacité, n'hésitez pas à réagir sur le Forum de l'Echange
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Rennes-Le-Château le Dossier : Monsieur Lhuillier bonjour, merci de répondre à cet interview.
Depuis plusieurs semaines, Rennes-Le-Château est un sujet que
la presse se plait à traiter, aux dernières informations, il
semblerait que quelque chose ait été découvert sous la tour
Magdala ! Pouvez-vous-nous en dire un peu plus ?
Jean-François Lhuillier : Tout d'abord, bonjour Monsieur Pourtal ! Je suis très heureux
de pouvoir expliciter un peu et d'une façon plus rationnelle
tout ce qui s'est fait depuis les trois ou quatre derniers mois
sur la commune. C'est grâce à une échographie du sol que l'on
a pu localiser sous la tour Magdala et dans l'église des objets
ou des anomalies, puisque cela s'appelle comme ça dans le texte
des chercheurs, une crypte sous l'église, à la place de l'ancien
autel, et puis un objet non identifié sous la tour Magdala.
Comme ils utilisent des rayons gamma pour travailler, il ne
peut en aucun cas s'agir de métal, donc on pense que l'hypothèse
la plus vraisemblable est un objet de 90 cm à 1m 03 qui ressemblerait
à une malle !
RLCD : On a vu que plusieurs articles de presse, dont celui du Figaro-Magazine du 7 juillet
2001, ont traité le sujet ; le ton est étonnant voir étrange, qu'en pensez-vous
?
JFL
: D'abord, je tiens à dire que l'article du Figaro
magazine, en tant que rapporteur de faits, est très précis. Ce qui me surprend
c'est le ton employé pour qualifier notre théologienne, je pense que c'est une
liberté de journaliste, mais qui ne gatte pas, à mon sens, l'article qui, lui
dans son rapport des faits, est d'une précision remarquable, puisque cet article
a été fait à Rennes-Le-Château en présence du journaliste, en présence de reporters
et en tour de table.
RLCD : Les
recherches actuellement menées le sont par la Fondation John Merril. Pourriez
vous nous expliquer ce qu'elle est ?
JFL : John Merril est une fondation que vous retrouvez en Europe. Vous la trouvez actuellement
en intervention dans le port d'Alexandrie. Elle est une fondation de mécénat.
D'origine californienne. Elle s'intéresse d'une façon particulière à tout ce qui
a trait à l'Archéologie Chrétienne !
RLCD
: D'autre part,
Cette fondation John Meril est liée à une société italienne, la Société ROBADOBA.
La Dépêche du midi, dans son article du 13 juin 2001 spécifiait que cette société
appartenait au Vatican. Qu'en est -il et comment se fait-il que le Vatican s'intéresse
aux fouilles futures dans la Tour Magdala qui n'est pas un lieu de culte ?
JFL : Le Vatican ne s'intéresse pas aux fouilles sous la Tour Magdala ! La société ROBADOBA,
qui a été cité dans l'article du Figaro-Magazine et repris par la Dépêche du Midi,
est une société de communication. Sa directrice, qui est une intellectuelle de
haut niveau, est Docteur en Théologie. Son adjoint est aussi Docteur en Théologie,
en quelque sorte, cette société est la plus spécialisée en Europe. Pour l'instant
elle est mandatée par la Fondation John Meril, c'est pour Rennes-Le-Château les
représentants Européens de la Fondation John Méril. Son attache au Vatican est,
comment dire… Normale. Moi je ne travaille pas avec le Vatican. Leur métier est
de faire de la communication en Archéologie au niveau intellectuel. Ils peuvent
travailler avec le Vatican, mais qu'ils soient mandatés par lui, ça c'est pas
vrai !
RLCD
: Ces deux personnes qui étaient
présentent à Rennes-Le-Château le 14 juin dernier étaient le
Docteur Séréna Tajé et le Professeur André Baratolo. C'est bien
d'eux dont on parle ?
JFL
: Monsieur Baratolo
est d'une réputation mondiale et il était directement mandaté par la Fondation
John Méril, donc il n'appartient pas à la société ROBADOBA ! C'est un archéologue
qui est spécialiste de la Haute Antiquité.
RLCD :
Toujours dans l'article
du Figaro-Magazine, il est dit que le Docteur Séréna Tajé vous aurait confié que
sa mission était, et là je site le journal : " …de détruire tout document compromettant
que nous pourrions trouver ! " Est-ce vrai ?
JFL
: Ca été dit autour d'une table, c'est une boutade ! Je crois
que là, le journaliste a repris d'une façon formelle ce qui
a été dit sous une forme de boutade. Vous savez, avec de l'humour
quelque part mais peut-être que les Italiens n'ont pas le même.
Elle a dit, à un moment donné : " Oui ! Et bien ce que l'on
trouvera, on va le détruire ! ", c'était une plaisanterie, ce
n'était pas une intention !
RLCD
: Nous allons revenir
a des choses un peu plus terre à terre, si des fouilles sont engagées, comment
vont-elles être financées ?
JFL
: De toute façon, vous savez qu'à
partir du moment où il y a un processus de fouilles, une commune
est tenue à des règles. Il y a une réglementation pour ça. En
ce qui concerne les découvertes, c'est l'article 16 du Code
Civil et la Loi de 1941. En ce qui concerne l'exploitation des
découvertes, cela fait partie d'un dossier. Ca démarre par une
volonté du Conseil Municipal qui a été manifestée, c'est à dire
que le Conseil Municipal a délibéré. Le processus de fouilles
scientifique est engagé. Après il faut l'accord de l'Etat français
et ensuite il faut un financement ! L'accord n'est obtenu qu'après
présentation du Dossier. Pour ce qui est du financement il semblerait
qu'au jour d'aujourd'hui, il soit assuré par la Fondation John
Méril à hauteur de 100 000 $ pour commencer.
RLCD : Donc la Fondation John Méril serait prête, si je peux m'exprimer
ainsi, à poser sur la table 100 000 $ pour engager les travaux
?
JFL : Oui ! Je pense que la caractéristique des découvertes, ce que
l'on en sait à ce jour, les vaut largement
RLCD : Dans les articles de presse, tant ceux de la Dépêche du Midi
que ceux du Figaro Magazine, on nous dit que les fouilles et
les travaux pourraient commencer dés l'automne. Qu'en est -il
?
JFL : Ca a été un créneau envisagé. Si tous les éléments sont là on
peut démarrer entre septembre et la fin de l'année.
RLCD : Depuis le nombre d'années que vous vivez à RLC, et que vous
connaissez son histoire, que pensez-vous que les archéologues
pourraient trouver sous la Tour Magdala ?
JFL : Alors là ! Vous savez, je ne me pose pas trop de questions !
Là, il y a un fait ! Un fait identifié ! A partir de là, qu'est-ce
que c'est ? Je ne sais pas ! Ce que l'on peut trouver là dessous,
j'ose espérer que se sera quelque chose d'important, de très
important ! Mais pas pour une question de monnaie ou de bassement
matériel, que ce soit quelque chose qui puisse nous permettre
de faire un retour sur notre passé, sur le début de notre civilisation,
très certainement.
RLCD Quelque chose qui toucherait plus à la base de la Civilisation
dans un sens religieux ou un sens social ?
JFL : Dans le sens des grands mouvements de population. On a une idée,
actuellement du rapport de la Grèce antique et l'Europe, par
exemple à partir du point de Bibracte, qui a été, au combien
subventionné par l'état en son temps. On a voulu en faire un
siège de la naissance de la civilisation pré gallo-romaine.
Si l'on pouvait démontrer que notre site, ce qui est très vrai,
a eut des échanges avec la Grèce antique, et bien je crois que
cela serait un véritable trésor. Dans ce genre de mouvement
de civilisation cela pourrait apporter un plus, ce serait fantastique
!
RLCD : Dans le Figaro-Magazine il est dit que vous pensez que Rennes-Le-Château
est la véritable métropole gauloise et non pas celle d'une autre
région chère à François Mitterrand, d'ailleurs vous citez :
Bibracte
JFL : On me fait citer Bibracte ! Tout simplement et pour la bonne
et unique raison que je ne savais où était Bibracte il y a encore
un mois ! Et je m'en fou en plus ! Ce serai une merveille de
découvrir quelque chose de positif dans cet axe là..
RLCD : Nous savons que bon nombre de propriétaires du domaine de l'abbé
Saunière ont fouillé sous la tour Magdala. Il semblerait qu'un
de ceux là soit même arrivé jusqu'au soubassement rocheux sous
la tour. Comment expliquez-vous qu'il n'ait rien trouvé ?
JFL : Et bien il y a une justice divine ! Effectivement, entre deux
points de fouille, avec des trous qui existent encore, c'est
d'ailleurs un scandale que l'on ait pu creuser et recreuser,
ainsi de suite. Ce qui a été découvert se trouve entre deux
puits de fouilles et je trouve ça très moral
RLCD : Puisque nous parlons d'archéologie, pourquoi ne serait-il pas
envisagé de réaliser des fouilles sur le plateau au pied du
village, là où certains situent l'emplacement d'un mausolée
?
JFL : Le problème des fouilles archéologiques, je l'ai compris lorsque
je suis arrivé à la tête de la commune, cela fait deux ans et
demi. C'est simple, il faut d'abord être crédible, il faut d'abord
avoir les éléments qui permettent à des spécialistes de venir
se rendre compte et ça ce n'était pas possible puisqu'il y avait
un peu trop de dérive autour de Rennes-Le-Château. A ce jour,
avec les éléments scientifiques que nous possédons, nous pouvons
engager ce genre de recherches y compris en bas du village,
y compris tout ce que vous annoncez actuellement qui ont fait
l'objet depuis ces trente dernières années de papiers et autres.
Si vous préférez, on va partir d'un élément scientifique, d'un
constat scientifique.
RLCD : Supposons qu'il soit découvert quelque chose d'important et
que ce quelque chose, comme le dit le Figaro-Magazine, soit
en relation avec la religion catholique, comment le village
de Rennes-Le-Château va-t-il gérer l'afflux de visiteurs ?
JFL : Il y en avait déjà beaucoup, vous savez ! Nous sommes actuellement
à 70 000, 80 000 visiteurs par an dont 25 000 qui rentrent dans
le domaine. On a déjà triplé en quelques années le nombre de
visiteurs, simplement en resserrant le sérieux de la visite.
Le mystère existe, d'abord Rennes-Le-Château est un site merveilleux,
ensuite, c'est un site qui est très certainement tellurique,
dans le sens physique du terme, et enfin c'est un site à mystère
qui amène des gens, et c'est normal. Maintenant avec ces nouvelles
découvertes il en amènera d'avantage et bien sur, il va falloir
gérer. Ce sera fait sereinement. On va organiser et puis le
village restera ce qu'il est c'est à dire un site et lieu absolument
merveilleux !
RLCD : Comme à toute thèse il y a une antithèse, supposons qu'il n'y
est rien de découvert et que tout ce tapage n'aboutisse à rien.
Quelle serait votre position et ne craigniez vous pas d'être
discrédité ?
JFL :
S'il n'y à rien ? Ca paraît très
difficile à admettre, mais ce n'est pas grave ! Admettons qu'il
n'y a rien aujourd'hui ! Admettons que ce qui a été localisé
n'existe pas ou n'a pas de suite vraiment formelle, et bien
ce sera un départ vers quelque chose de plus structuré comme
recherche. Pourquoi voulez-vous à tout prix que cela soit un
trésor ?
RLCD
: Je n'ai pas parlé de ça !
JFL : Je crois qu'il y a du merveilleux dans cette histoire ! Et si
on peut approcher le merveilleux à partir d'une démonstration
rationnelle… Quand vous marchez à RLC , sur le sol il n'y a
que deux ou trois mètres de terre qui vous sépare du rocher,
et sous ces deux ou trois mètres d'épaisseur il y a deux mille
cinq cents ans d'histoire. Alors s'il s'avérait que dans ce
qui a été découvert sous la tour, on ne puisse trouver, par
exemple, que des affaires privées du prêtre qui auraient été
enterrées là, quelques vêtements, ce qui semble un petit peu
impossible, et si on retrouvait sous cette crypte dans l'église
les deux tombeaux qui seraient ceux de n'importe qui et bien
ce serait un élément de départ.
RLCD
: Finalement quoiqu'il se
passe cette opération de presse est une excellente campagne
marketing pour Rennes-Le-Château. Ressentez-vous déjà les retombés
de ces différents articles dans le village ?
JFL : Au niveau de la campagne de presse, qui est plutôt surprenante
d'ailleurs, il faut savoir qu'il s'organise des conférences
dans l'Aude autour de cette découverte. Je suis surpris, puisque
personne ne possède d'éléments pour faire une conférence. Je
suis en train, depuis dix minutes, de vous raconter l'affaire,
personne ne possède ces éléments là ! Que l'on puisse se permettre
de faire des conférences ou de se répandre en discussions sur
le sujet me paraît un peu léger !
RLCD :
C'est pour ça que je souhaitais
que nous réalisions cet interview pour faire le point sur ces
derniers évènements.
JFL
C'est avec plaisir !
RLCD :
Je vous remercie, le Site Internet " Rennes-le-château
le Dossier " vous remercie ! Au revoir !
JFL :
A bientôt !
Interviews
réalisés par Jean-Patrick POURTAL, Webmaster du Site " Rennes-Le-Château
le Dossier ! "

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