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Auteurs du livre " Les clés d’Or du Trésor de Rennes-Le-Château ou les révélations du Cromleck de Rennes-les-Bains", Bernard Hivert et Jean-Louis Murat nous font le plaisir de présenter leur réflexion sur le site. Réflexions issues de leur ouvrage, ils se proposent de dialoguer avec vous et d’échanger vos opinions autour de leur étude.

A quand la suite du livre " Les clés d’Or du Trésor de Rennes-Le-Château " ? Nous l’attendons avec impatience !

icrocosme et Macrocosme

Le livre clé

Rennes-le-Château le Dossier : "Les Clés d'Or du Trésor de Rennes-le-Château" de Bernard Hivert et Jean-Louis Murat.Si l'abbé Saunière, par sa biographie tumultueuse, a su défrayer la chronique, en revanche peu de chercheurs se sont penchés sur le vicaire de la paroisse voisine, Rennes-les-Bains, en l'occurrence l'abbé Henri Boudet. Cet homme érudit, passionné d'histoire, d'archéologie, de linguistique, authentique humaniste, a en effet signé un livre singulier et bien hermétique: La Vraie Langue Celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains, comportant en annexe une fort belle carte en trichromie ayant pour titre: RENNES CELTIQVE.
Une lecture, même en diagonale, de l'ouvrage nous donne l'impression que l'abbé souhaite révéler quelque chose d'important. Cela suggère à l'esprit qu'il y a une clé de déchiffrement, un double entendre, qu'il faut lire l'ouvrage entre les lignes et passer outre aux délires apparents de l'auteur. Aujourd'hui encore, Boudet nous invite à réfléchir sur la nature d'un secret dont il eut connaissance. En effet, sur sa tombe à Axat, figure un livre de pierre fermé suggérant l'ouvrage dont il fut l'auteur. Le livre fermé symbolise en même temps la chose cachée, le secret, la connaissance ésotérique et l'état d'initié.
La date alléguée de 1886 de l'édition princeps laisse supposer, de la part de Boudet dépositaire du secret, une antériorité par rapport à son cadet Bérenger Saunière. D'où notre motivation à considérer en priorité son œuvre énigmatique. Mais aussi: son avantage est de se résumer à un livre et une carte, constituant un ensemble qui nous est parvenu intact, et qui est sensé contenir toutes les indications nécessaires à la redécouverte du secret dont l'auteur avait connaissance. De plus, en homme initié, Boudet s'est appliqué à bâtir son message autour d'éléments capables de perdurer au fil des siècles: les sources et cours d'eau, ainsi que les rochers ou masses rocheuses dont il nous entretient sous le nom de pierres savantes et qu'il s'applique à nous décrire comme autant de menhirs, dolmens et pierres tremblantes. Assurément, nous ne sommes pas près de voir la Blanque et la Sals détournées de leur cours, ni les Roulers jetés au bas de l'Illette, ou la pierre du gisant au bas du Serbaïrou, et encore moins la Pique de la Valdieu réduite à un tas de cailloux. Ces gardiens, auxquels Boudet a confié une partie du secret, sont encore là pour longtemps.

Microcosme et macrocosme
Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut
. Nous avons vu à quel point cela est vrai en retrouvant, dans le microcosme du site de Rennes-les-Bains, le macrocosme des constellations de la voûte céleste (cf. chap. Les étoiles de Rennes). Rappelons seulement ici que la réalité du terrain associée au livre de Boudet: La Vraie Langue Celtique (VLC dans la suite du texte) et à son indissociable carte RENNES CELTIQVE, nous ont permis de mettre en évidence les 12 signes du zodiaque, son centre, son axe des solstices, celui des équinoxes, et de nombreuses constellations circumpolaires, consacrant cette paisible vallée de l'Aude dans son rôle de monument ou temple solaire. En cela, nous estimons avoir apporté la preuve irréfutable que cette projection céleste sur le site de la station thermale procède d'une volonté délibérée de l'auteur. Par-là même, il n'est plus possible désormais de nier que l'œuvre de l'abbé Boudet soit cryptée.

Une autre forme de relation microcosme-macrocosme consiste à voir une image semblable, plus petite ou plus grande que l'original. Cet aspect nous est suggéré par Boudet dans sa vision d'un petit cromleck contenu dans un plus grand, renfermant ainsi un petit cercle dans un plus grand (VLC p. 244 et 246). La vision d'un petit cromleck dans celui du site de Rennes-les-Bains ne nous satisfaisant pas, nous avons naturellement été amenés à effectuer la démarche inverse, consistant à voir le cromleck de Rennes-les-Bains s'inscrire dans un autre à plus grande échelle. Il suffira au lecteur de déplier la carte Michelin n°86 à l'échelle 1/200.000 pour découvrir que la vérité est bien ici, à la fois troublante et fascinante, admirablement modelée par la main de la Divine Providence !

Macrocosme d'Alet-les-BainsMicrocosme de Rennes-les-Bains
Rennes-le-Château le Dossier : Images et dessins : Jean-Louis Murat et Bernard HivertRennes-le-Château le Dossier : Images et dessins : Jean-Louis Murat et Bernard Hivert

L'analogie hydrographique s'impose immédiatement à l'observateur: la Blanque et la Sals du microcosme de Rennes-les-Bains deviennent l'Aude et son affluent la Sals, dans le macrocosme.
Les sources remarquables du cromleck se retrouvent également: la station thermale de Rennes-les-Bains prend ici le nom de Alet-les-Bains, station thermale également. Le rôle de la Fontaine des Amours est tenu, dans le macrocosme, par Rennes-les-Bains. A la Fontaine de la Madeleine, ou La Gode, correspond la source de Campagne-les-Bains. La source du Pontet, située non loin de Rennes-les-Bains en aval de la Sals, peut être assimilée à la fontaine Notre-Dame de Marceille, près de Limoux en aval de l'Aude.
Un examen attentif nous révèle d'autres correspondances, d'ordre topographique ou toponymique. Commençons par la région du macrocosme délimitée par les rives droites de la Sals et de l'Aude. Le château de Montferrand trouve son correspondant à Belcastel, que l'on peut traduire par beau château, et le château en ruine situé tout à côté. Le Scarrajols et La Fajole deviennent les villages de Terroles et Peyrolles, à la terminaison phonétique identique. On s'en souvient, hole = grotte, caverne… et la grotte de La Fajole (VLC p. 243) peut s'assimiler, dans le macrocosme, aux grottes de Lavalette, au nord de Terroles. La Borde-Neuve prend le nom du village de Coustaussa.
Notons la traduction donnée par Boudet du Roukats: Le Roucats,- (to ronghcast), ébaucher … est rempli de ménirs ébauchés, de tables de pierres superposées les unes aux autres (VLC p. 293). Cette définition convient fort bien à l'aspect actuel des pierres du château de Coustaussa… en ruine ! Voisinant le Roukats, se trouve le terrain appelé Siala,– to see (si), voir, - hall, maison (VLC p. 292). Projetons ce commentaire en macrocosme: nulle maison ne serait plus remarquable en ce lieu que le château de Coustaussa, au temps de sa splendeur !
Le message du Siala peut aussi concerner Rennes-le-Château, comme le suggèrent les lignes de Boudet se rapportant au dolmen du Serbaïrou: En se plaçant sur le chemin conduisant à Sougraignes, l'œil distingue aisément la structure de toutes ses parties (VLC p. 244 et 245). Examinons cette région du macrocosme, délimitée par la rive gauche de la Sals, la rive droite de l'Aude, et formant un Serbaïrou-Goundhill géant. Le château de Rennes-le-Château, dans ce contexte, peut s'identifier au dolmen du Serbaïrou, ainsi qu'au ou pierre carrée voisine du Dolmen. A moins que nous assimilions cette croix gravée mentionnée par Boudet tout à fait dans le hautau-dessus du dolmenla plus grande de toutes (VLC p. 245) à l'église de Rennes-le-Château, maison du Christ, maison de la croix par excellence. Notons encore l'analogie entre la pierre du pain, évocatrice de la Vierge, et l'ancienne église de Rennes-le-Château dédiée à la Sainte Vierge. Le dolmen du Serbaïrou peut encore être assimilé à l'aven situé au sud de Rennes-le-Château.
Le rapport étroit entre le Serbaïrou et le blé nous est rappelé en macrocosme, avec le ruisseau et le village de Granès, évoquant le grain. Un lieu-dit Le Moulin, sur le bord du ruisseau de Granès, vient appuyer cette assimilation. Quant à l'idée selon laquelle il faudrait voir, dans la précieuse céréale évoquée par l'abbé dans son livre, l'objet de notre quête, l'or de Rennes, nous laissons le lecteur méditer sur la présence du ruisseau et du village de St-Ferriol, voisins de ceux de Granès. A l'instar du VITRIOL alchimique, dont l'anagramme donne LORIVITl'or y vit – l'anagramme de Ferriol donne: LORIFER, en clair: l'or y faire !
Restons à St-Ferriol, qui évoque aussi un autre élément cher à Boudet: le fer. Au sud du cromleck, en bordure de la Blanque, se situe un hameau commenté par l'abbé: La bergerie placée tout près de la maison d'habitation, est bâtie sur les fondements fort anciens d'une forge … Cette métairie est connue sous le nom de la Ferrière … la forge du maréchal-ferrant (VLC p. 240). Dans le macrocosme, outre St-Ferriol, nous trouvons le lieu-dit La Forge, juste à la sortie de Quillan. Cette analogie nous est formellement confirmée par Boudet lui-même, à propos d'un village voisin au sud de La Forge: Axat est traversé par la rivière d'Aude, et possédait une fabrique d'acier fort estimée (VLC p. 219).
Le Goundhill a sa place ici, au nord d'Axat, matérialisé par la grande forêt domaniale des Fanges, qui s'étire d'ouest en est sur un plateau élevé aux falaises abruptes. Les versants sud et ouest s'ornent de nombreuses aiguilles rocheuses, que Boudet n'aura pas manqué d'assimiler à de colossaux ménirs debouts: n'oublions pas qu'il connaissait parfaitement cette région, pour y être né et y avoir vécu une partie de son enfance. A la même latitude, à l'est de ce Goundhill géant, nous trouvons encore le Pech de Bugarach, formidable mégalithe de plus de 1.000 mètres de haut!
Dans le même ordre d'idée, nous pouvons assimiler la barre rocheuse du Serbaïrou, juste au nord de l'altitude 515 sur carte IGN au 1/25.000, aux falaises qui bordent le plateau du Lauzet et à la Pique de la Valdieu. Profitons de l'occasion pour préciser que le paysage, en arrière plan de l'œuvre de Nicolas Poussin: Les bergers d'Arcadie, n'est pas du tout celui que l'on peut observer depuis le tombeau des Pontils aujourd'hui détruit, et n'a rien de quelconque: il s'agit du profil du plateau du Lauzet, au sud de Rennes-le-Château, terminé par la Pique de la Valdieu, dont la silhouette est suffisamment caractéristique pour ne laisser aucun doute à ce sujet.

Rennes-le-Château le Dossier : Images et dessins : Jean-Louis Murat et Bernard Hivert

La Pique de la Valdieu
Observons que cette seule figuration du plateau du Lauzet et de la Pique de la Valdieu dans une œuvre maîtresse, avait de quoi surprendre l'abbé Saunière et susciter son intérêt, au point de s'en procurer une copie. Rien de mystérieux en cela, nous en aurions fait tout autant: ce n'est pas tous les jours qu'un maître place sur l'une de ses toiles majeures un élément caractéristique de notre paysage quotidien. Reste à savoir pourquoi ce relief a été choisi plutôt qu'un autre pour figurer sur Les bergers d'Arcadie: nous étudierons l'aspect symbolique et crypté de cette œuvre de Nicolas Poussin au fil des autres chapitres.
Poursuivons nos analogies entre le microcosme de Rennes-les-Bains et le macrocosme où prend place Rennes-le-Château. Passons sur la rive gauche de l'Aude, et rendons-nous à Alet-les-Bains. L'assimilation de cette station thermale à celle de Rennes-les-Bains nous est confirmée par la topographie des lieux: des crêtes rocheuses dominent, ici aussi, le village. L'une d'entre elles porte le nom de Rive de la Brugue, et supporte un plateau nommé la Bruyère, ceci étant à rapprocher du Pla de las Brugos dans le microcosme. Mais le plus remarquable, à la même latitude que Alet-les-Bains, est le nom du village de Roquetaillade, étonnamment évocateur de la roche taillée, ou pierre sculptée du Cap de l'Homme, commentée par Boudet !
Plus au sud, juste en amont du confluent de l'Aude et de la Sals, se situe Espéraza, dont le nom évoque espérance, espoir. Boudet nous parle de ce lieu, à propos du flottage du bois sur l'Aude: La construction de ces radeaux avait lieu surtout à Espéraza, et, il y a à peine trente ans, la plus grande partie de la population de ce gros village appartenait à la corporation des radeliers (VLC p. 221 et 222). L'espoir et la construction navale ne sont pas sans évoquer l'Arche de Noé, et par-là même, l'Arche d'Alliance, leur symbolisme se rejoignant en de nombreux points. L'Arche de Noé est la demeure protégée par Dieu, l'Arche d'Alliance garantit l'alliance de Dieu et de son peuple. Ainsi s'établit merveilleusement l'analogie entre les Roulers dans le microcosme, signe de la puissance de Dieu jugeant et gouvernant ses créatures (VLC p. 247), et Espéraza dans le macrocosme.
Des éléments concrets viennent compléter cette assimilation: au sud d'Espéraza, visibles depuis la route départementale 118, des roches énormes semblent trôner au sommet d'une crête rocheuse, évoquant les mégalithes du sommet de l'Illette en microcosme.
H. Elie, dans son livre A la gloire de Jésus-Christ, assimile Espéraza au Jardin des Hespérides, ainsi qu'à l'Homme-mort et à la tête de diable, sur la carte RENNES CELTIQVE, le dragon étant le gardien des Pommes d'Or. Si nous approuvons la première analogie, la seconde ne nous satisfait pas. Le Jardin des Hespérides correspond effectivement, par homophonie, à Espéraza: en microcosme, les Roulers sont d'ailleurs bien là pour illustrer deux des Pommes d'Or de ce jardin mythique ! Mais le Jardin et les Pommes ne sont pas le dragon: celui-ci n'est que le gardien placé à l'entrée du Jardin. Nous reviendrons sur cette nuance essentielle dans un prochain chapitre. Suivant la règle d'analogie que nous avons suivie jusqu'ici, l'Haum-moor – homophone de homme mort – et le diable ou Hadès maître des ténèbres – tête de diable esquissée sur la carte Boudet entre l'extrémité du plateau de l'Haum-moor et la Blanque – devraient trouver leur place en macrocosme nettement au sud d'Espéraza.

Rennes-le-Château le Dossier : Images et dessins : Jean-Louis Murat et Bernard Hivert

Tête de diable sur la carte Boudet
Boudet nous éclaire à ce sujet, par ses commentaires sur Quillan et son interprétation du nom de ce village: A Quillan, en latin Kilianus – Killow-hone, terre noire et pierre noire, - on pouvait commencer à faire flotter sur l'Alder les trains de bois réunis en radeaux. Ces radeaux portent le nom de carrascar, chariot, - raft, un train de bois sur l'eau, un chariot flottant (VLC p. 221). Tout le symbolisme du Scorpion zodiacal et de l'Hadès est inscrit dans ces deux phrases de l'abbé. La couleur noire représente les ténèbres et le royaume souterrain, l'Hadès. Le train de bois, ou chariot flottant, évoque la barque, symbole psychopompe: c'est dans une barque que s'accomplit le dernier voyage, vers l'au-delà, du défunt ou… Homme-mort.
Remarquons aussi, avec une teinte d'humour, le respect du rapport d'agrandissement entre les éléments qui caractérisent ces deux sites: à l'Haum-moor en microcosme, il est question de paille de marais (VLC p. 238), alors qu'en macrocosme – huit fois plus grand – il est question de troncs d'arbres !
Résumons ces analogies entre microcosme et macrocosme, trop nombreuses pour avoir échappé à l'esprit observateur de l'abbé Boudet:

Blanque & Sals = Aude & Sals

Rennes-les-Bains = Alet-les-Bains

Fontaine des Amours = Rennes-les-Bains

Fontaine de la Madeleine (La Gode) = Campagne-les-Bains

Source du Pontet = Fontaine Notre-Dame de Marceille

Château de Montferrand = Belcastel et son château en ruine

Scarrajols & Fojole = Terroles & Peyrolles

Grotte de La Fajole = grottes de Lavalette

La Borde-Neuve = Coustaussa

Le Roucats = ruines du château de Coustaussa

Le Siala = site du château de Coustaussa

Serbaïrou-Goundhill = région entourée par l'Aude et la Sals, jusqu'à la Forêt Domaniale des Fanges

Dolmen Dolmen et pierre carrée du Serbaïrou = Rennes-le-Château (autel de l'église? pierre tombale?)

Dolmen Dolmen du Serbaïrou = aven au sud de Rennes-le-Château

Croix gravée du Serbaïrou = église de Rennes-le-Château

Pierre du Pain (Vierge) = ancienne église de Rennes-le-Château

Serbaïrou-Goundhill (blé, pain) = ruisseau et village de Granès et lieu-dit Le Moulin

La Ferrière = Saint-Ferriol et lieu-dit La Forge

Ménirs Ménirs du Goundhill = aiguilles rocheuses des Fanges et Pech de Bugarach

Barre rocheuse du Serbaïrou = falaises du Lauzet et Pique de la Valdieu

Pla de las Brugos = Rive de La Brugue et plateau de la Bruyère

Roche tailléeRoche taillée, ou pierre sculptée du Cap de l'Homme = village de Roquetaillade

L'Illète et les Roulers = Esperazza et rochers voisins

Haum-moor & tête de diable (carte Boudet) = Quillan

 

La reine des étoiles
Nous avons noté l'homophonie entre Rennes et Reine. S'il nous fallait désigner une reine des constellations, parmi les douze qui constituent le zodiaque projeté par Henri Boudet sur la région de Rennes-les-Bains (cf. chap. Les étoiles de Rennes), c'est bien la Vierge qui s'imposerait. La notion de cromleck, menhirs et dolmens, adoptée et commentée par l'abbé, mais aussi les nombreuses sources jaillissant dans cette vallée, et plus particulièrement la Fontaine de la Madeleine – La Gode pour Boudet – font de ce site un vaste temple dédié à la Vierge. A titre de curiosité, signalons qu'en joignant les 5 altitudes mentionnées sur la carte RENNES CELTIQVE, nous obtenons curieusement la représentation schématique, mais néanmoins très caractéristique, de cette constellation, l'altitude 544 du sommet de Blancfort figurant l'étoile a : l'Epi.
Ainsi s'établit l'équation: Rennes = Reine = Vierge, valable pour les deux Rennes, celle d'en bas (Rennes-les-Bains) et celle d'en haut (Rennes-le-Château) dont l'église était autrefois dédiée à la Vierge, et nous savons que cette cité fut un haut lieu auquel toute la région s'identifiait. Sans doute le message confié à la Vierge doit-il se compléter ou se confirmer par celui confié à Sainte Marie-Madeleine, à qui est dédiée l'église actuelle de Rennes-le-Château, et la source portant le nom de Fontaine de la Madeleine à Rennes-les-Bains. N'est-ce pas une confirmation supplémentaire en faveur de l'analogie microcosme-macrocosme ?

S'il nous fallait maintenant élire une reine des étoiles, notre choix irait naturellement à l'Epi, étoile principale de la constellation de la Vierge. L'épi de blé – attribut de la Vierge – n'est-il pas pour Boudet l'aliment essentiel, que nous pouvons comprendre comme étant l'élément essentiel ? L'abbé nous parle d'un lieu-dit situé près de Rennes-les-Bains, et traduit son nom de kaïrolo par: le grenier, silo ou souterrain contenant le blé (VLC p. 295). Reprenons sa décomposition de ce mot, avec nos propres réflexions:

key = clefkey = clef, ou porte, entrée, accès

ear = épi de bléear = épi de blé, la Vierge, sa constellation et l'étoile Epi

hole = creux, petite maisonhole = creux, petite maison, ou grotte, caverne, souterrain
Ce qui peut se traduire par: la clé de l'épi est une grotte. Ou bien: la Vierge détient la clef du souterrain. Ou encore: la clef du souterrain est l'Epi ! Puisque nous avons défini le centre du zodiaque de Rennes-les-Bains et son orientation, prenons la peine de tracer l'azimut de l'Epi de la Vierge en 1886, date de l'édition de La vraie Langue Celtique de l'abbé Boudet. Il est remarquable que la droite ainsi tracée sur la carte RENNES CELTIQVE passe précisément par la Fontaine de La Gode.

Rennes-le-Château le Dossier : Images et dessins : Jean-Louis Murat et Bernard Hivert

Azimut de l'Epi de la Vierge en microcosme
Observons que le point central du zodiaque de Rennes-les-Bains, sur carte IGN, trouve sa place à la cote 365… comme les 365 jours qui forment le zodiaque !
Qu'en est-il en macrocosme ? Situons le centre de ce macro-zodiaque, près d'Alet-les-Bains, et opérons de même. Troublante coïncidence: l'azimut de l'Epi passe ici par Rennes-le-Château, dont l'église était jadis dédiée à la Vierge, et Granès, dont nous avons vu l'analogie avec le grain. Ceci confirme pleinement l'analogie entre le secteur Vierge du cromleck de Rennes-les-Bains, et le secteur Vierge d'un zodiaque centré sur Alet-les-Bains en macrocosme.

Rennes-le-Château le Dossier : Images et dessins : Jean-Louis Murat et Bernard Hivert

Azimut de l'Epi de la Vierge en macrocosme
Par le biais de sa description du cromleck de Rennes-les-Bains, Boudet nous invite à y voir la projection d'un zodiaque et de multiples constellations. Cette clé d'or astrologique nous a familiarisé avec quelques-uns des procédés de cryptage utilisés par l'abbé. Il fait appel à des notions traditionnelles: mythologie, symbolisme, astrologie, cabale phonétique… qui nous motivent à relire l'ensemble de son œuvre sous cet angle particulier, afin d'y découvrir de nouvelles clés. En même temps, cette étude nous a démontré que le texte de l'abbé et la carte RENNES CELTIQVE qui l'accompagne restent indissociables pour livrer leurs messages.
Quant à la clé d'or microcosme-macrocosme, soyons désormais attentifs à tous les sites qui nous sont suggérés par Boudet, et dont la configuration topographique présente une analogie avec celle du macrocosme contenant Rennes-le-Château: ils sont susceptibles de contenir de nouvelles clés, essentielles à la compréhension du message de l'abbé, comme nous le démontrons par ailleurs à propos des pyramides d'Egypte, du Sinaï, de Jérusalem…
Il deviendra alors évident que tout se passe comme si ces lieux initiatiques, incluant le site de Rennes-les-Bains sous la plume de Boudet, étaient utilisés par celui-ci pour jouer le rôle de maquettes destinées à révéler au chercheur des éléments à transposer dans le macrocosme contenant le site de Rennes-le-Château, afin que la lumière se fasse sur la nature du secret dont avaient connaissance les abbés Boudet et Saunière.

B Hivert & J-L Murat

tresor@softideal.com

Pages extraites de l'ouvrage disponible auprès des auteurs: "Les clés d'or du trésor de Rennes-le-Château"



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