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Les auteurs écrivant sur
Rennes-Le-Château ont la
Parole
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De tout cela, en 1986, Jean Michel Thibaux tirera un roman portant le premier, grâce à la fiction littéraire, l'attention sur un homme là où depuis 30 ans on ne parlait que de trésor. Ce roman sera adapté à la télévision et ainsi les visiteurs de centaines deviendront milliers.
Parmi eux il y a curieux et touristes, il y a les chercheurs d'or (même si la municipalité de Rennes le Château a interdit les fouilles) et il y a encore les amateurs d'histoires étranges poussant parfois fort loin les élucubrations : Bérenger Sauniére qui vivait à une époque où occultisme et société secrètes étaient fort à la mode n'aurait il pas tiré bénéfice de la possession de quelques clés de mystères historiques ou religieux?
En ce qui concerne les revenus ayant permis de bâtir Magdala, d'acheter le rhum et d'installer le diable dans léglise la vérité est probablement simple et prosaïque. Avec peut-être la collaboration de son frère Alfred, prêtre lui aussi, Bérenger Sauniére a sans doute monté, à léchelle européenne, un important trafic d'honoraires de messes et de recueil de dons. Ceci explique aussi pourquoi il a éprouvé une gène financière à partir du moment où il s'est trouvé en conflit avec son évêque : les renseignements fournis par la hiérarchie catholique ceux auprès de qui il quémandait ne pouvaient des lors être que mauvais et par conséquent les dons plus rares.
Pour obtenir ces subsides labbé nhésitait pas à s'adresser à ceux dont il partageait les opinions les dirigeants des mouvements royalistes, fortunés certes mais aussi vivant en exil et en rapport avec les Cours étrangères. Il est donc une autre hypothèse qui, pour romanesque qu'elle soit, peut être prise en compte. Qui dit qu'il n'y a pas eu parmi les donateurs quelque responsable politique intéressé à lidée de s'assurer, au fin fond de la France, la collaboration de ce que les services secrets nomment un honorable correspondant ? Ceci pourrait au moins expliquer les visites régulières de celui que les villageois nommaient justement létranger, un autrichien sans doute, qui ne serait alors venu que pour contrôler l'emploi de certains fonds.
Tout cela n'a guère dintérêt s'il s'agit d'essayer de comprendre l'attirance exercée par Rennes le Château car la vie de Bérenger Saunière n'est pas l'histoire d'un chercheur d'or mais bien l'aventure d'un homme et l'important est alors dans ce qu'il a fait de l'argent non dans la manière dont il se l'est procuré. Dés qu'il l'a pu labbé Saunière a transformé sa vie privée comme sa vie publique en sacré défi à bon nombre de règles sociales. Bien sûr il n'avait sans doute pas la vocation sacerdotale même si les témoins s'accordent pour dire qu'il remplissait scrupuleusement, avec bonté et charité, ses devoirs de prêtre. Seulement à côté de cela se trouvaient une cave contenant des bouteilles de vins rares étiquetées à la main, des célébrités à table, une orangerie avec un singe, un parc, une tour sélevant au bord du précipice et enfin une église dont le décor laisse définitivement derrière lui quelques réalisations prétendument surréalistes.
Alors découvrant cette histoire tout de même hors de l'ordinaire certains, forcément, laissent s'enfler leurs délires : c'est un tel point de départ que d'imaginer que labbé Sauniére avait un secret. Plus de 200 livres ont été consacrés à l'affaire et on trouve par exemple parmi eux un ouvrage de 500 pages dont l'auteur explique que ce secret peut être retrouvé en décodant les aventures dArsène Lupin. Un autre avait déjà dit à peu prés la même chose d'un roman oublié de Jules Verne!! A l'autre extrême un troisième a prétendu faire l'autopsie du mythe. Encore faudrait-il que celui-ci soit défunt et quand on est bâti en pierres et en statues on a la vie dure tant il est vrai que lorsqu'un homme, qu'il soit prêtre en Languedoc ou roi en Bavière, construit pour de bon les châteaux de son imaginaire il laisse derrière lui une trace indélébile, une lumière noire et fascinante qui ne séteindra pas de sitôt.
L'histoire de labbé Saunière a été mise à plat, dès 1974, par René Descadeillas dont l'ouvrage MYTHOLOGIE DU TRESOR DE RENNES a été réédité en 1991 par Patrick Collot à Carcassonne. Ce livre doit malheureusement être aujourd'hui introuvable mais on peut lui substituer RENNES LE CHåTEAU de Guy Matheliet-Guinlet (éditions Aubéron, 1997)
Le plus récent livre de Gérard de Sède: RENNES LE CHATEAU, LE DOSSIER a été publié en 1988 par les éditions Robert Laffont, collection les énigmes de l'univers, et il faut chercher chez les bouquinistes L'OR MAUDIT(J'ai Lu, collection l'aventure mystérieuse). La lecture de Gérard de Sède est passionnante à condition de ne pas prendre ses ouvrages pour ce qu'ils ne sont pas.
L'OR DU DIABLE, roman de Jean Michel Thibaux paru chez Olivier Orban a éré réédité dans la collection de poche Presses Pocket.
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