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Les auteurs écrivant sur
Rennes-Le-Château ont la
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Jean-Jacques Bédu
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Les origines de Rennes-le-Château.
Les découvertes archéologiques sont fréquentes dans l’Aude. Cette merveilleuse région ne se limite pas aux "Châteaux Cathares" que nous visitons aujourd’hui, châteaux qui ne sont d’ailleurs pas vraiment "cathares", comme si la magie et le mythe qui entourent ce mot suffisait à leur donner le mystère et la noblesse dont ils sont pourtant naturellement dotés.

L’étymologie de Rennes-le-Château ferait référence à Redae (Reda=chariot), antique et surtout une fois de plus mythique cité wisigothe que nous cherchons encore dans la région de Carcassonne. Il est dès lors évident pour de nombreux écrivains que cette cité se trouvait dans le haut Razès, prenant place sur le piton rocheux occupé de nos jours par le village de Rennes-le-Château. Il est dit que cette cité aurait abrité pas moins de deux couvents, dix-huit étals de boucherie et abrité en son temps pas moins de 30.000 personnes, ce qui considérable. A côté de Redae, Toulouse et Carcassonne faisaient pâle figure ! Hélas, cette cité, à l’instar de l’Atlantide est bien évidemment introuvable et toutes les fouilles entreprises aux alentours duRennes-le-Château le Dossier : Rhedae (Dessin de M.Marot, remerciement) village n’ont révélé aucune fondation qui aurait pu étayer cette thèse. Mais cette dernière est très séduisante car elle laisse entendre qu’une présence wisigothe à Rennes-le-Château aurait amené Bérenger Saunière sur la piste du trésor du temple de Salomon qui avait été pillé par ce peuple guerrier. Aucun rôle ne fut joué par Rennes-le-Château dans l’histoire de France. Même si ce petit village fut la capitale du Razès son nom n’est mentionné dans aucune bataille tant son rôle fut moindre dans une ligne de défense, y compris contre les envahisseurs français qui dévastèrent la région durant la croisade contre les Albigeois.

L’arrivée de l’abbé Saunière et la découverte du trésor :
C’est à la fin du siècle dernier que cet homme de trente-trois ans prend sa charge à Rennes-le-Château. Il est intelligent mais sa modeste condition, malgré de brillantes études au séminaire de Carcassonne, ne le destine pas à de hautes fonctions ecclésiastiques. C’est un être au caractère volontaire et entier qui poursuit un idéal politique royaliste. Très tôt Bérenger Saunière se trouve confronté à un problème matériel sérieux : celui de se loger avec décence. En effet, le presbytère est en piteux état mais pire encore, le toit de l’église menace de s’effondrer. Il trouvera refuge auprès de la famille Dénarnaud. Aidé par une petite somme avancée par le conseil de fabrique, il entreprend des travaux dans l’église et commence par déplacer le maître autel en vue de son remplacement. C’est à ce moment que naît la légende Rennes-le-Château. En effet, selon certains témoins, un des piliers de l’autel était creux et renfermait des rouleaux de bois contenant de mystérieux parchemins. Un des témoins vivait encore en 1966. Interrogé par des journalistes, il déclarait : nos travaux étaient déjà avancés et nous procédions au dégagement du maître autel lorsque le curé nous demanda d’arrêter les travaux. A cette époque le témoin qui s’appelle Antoine Verdier a 79 ans et pas un seul journaliste et encore moins tous les écrivains qui ont pris en compte ce témoigne n’ont fait la soustraction pour s’apercevoir qu’au moment des faits le dit Antoine Verdier n’était même pas né ! Dès lors la célèbre énigme de Rennes-le-Château repose sur une frêle maison de pilotis qui ne demande qu’à s’effondrer. Ces parchemins qu’à vu Antoine Verdier, que sont-ils devenus ? D’après Gérard de Sède, Bérenger Saunière, pressentant leur valeur a fait immédiatement arrêter les travaux et s’est rendu à Paris pour les négocier. Il rencontra un jeune prélat, l’abbé Hoffet qui fréquentait les milieux occultistes et qui les prit en charge. Mais l’évêque de Carcassonne, Monseigneur Billard, au courant de la transaction se rendit en 1901 à Paris pour s’enquérir du destin des mystérieux parchemins ? Nous sommes en plein roman policier et le romancier qui se nomme Gérard de Sède manie aussi bien la plume que les acteurs du drame qui est en train de se jouer. Non seulement il n’existe à ce jour aucune preuve que le prêtre se soit rendu à Paris, mais pire encore il fait voyager Monseigneur Billard en 1901 alors que pendant ce temps le pauvre homme est totalement impotent au monastère de Prouille. Quant à l’abbé Hoffet, il Rennes-le-Château le Dossier : L'Eglise Saint-Sulpice. Hoffet y était Oblatn’avait que 18 ans au moment des faits et ne ressemble en rien aux brillant traducteur de parchemin que Gérard de Sède a voulu nous dépeindre. Mais l’énigme des parchemins n’est pas encore close. Gérard de Sède a fait faire à notre prêtre, décidément bien astucieux, une copie sous la forme d’un calque. Cette dernière, bien évidemment, l’auteur l’a consultée et fait traduire par les services compétents. Elle révèle une généalogie en partie codée laissant entendre qu’il demeure en ce monde un roi perdu issu d’une lignée qui remonterait jusqu’à Jésus en passant par les mérovingiens et parvenant jusqu’à nous au travers des personnages membres d’une mystérieuse organisation secrète : Le prieuré de Sion. Nous sommes en plein délire politico-mystique ! En réalité, cette énigme des parchemins est une gigantesque farce, puisque la version qui a servi de base de travail à Gérard de Sède et surtout aux auteurs de "L’Enigme Sacrée" a été fabriquée de toutes pièces pour l’émission de Françis Blanche, "Signé Furax". Ce qui a fit dire à leur auteur : J’ai profité de l’occasion pour inventer que le maire s’était fait délivrer un calque des parchemins découverts par l’abbé. Alors sur une idée de Françis Blanche, je me suis mis en devoir de composer un calque codé sur des passages d’évangiles et de décoder moi-même ce que j’avais codé. Enfin, par voie détournée, je faisais parvenir à Gérard de Sède le fruit de mes veilles. Cela a marché au-delà de mes espoirs. Ces parchemins ont été fabriqués par moi, dont j’ai pris le texte antique en onciale, à la bibliothèque nationale sur l’ouvrage de Don Cabrol.

Peut-on raisonnablement, après ces révélations, continuer à s’intéresser à l’énigme de Rennes-le-Château, sachant qu’elle repose sur un tissus de mensonges et que la vie de ce prêtre présente bien peu d’intérêt sur le plan historique ? C’est oublier que le mythe est toujours bien présent et que dans ce domaine il existe une loi au-dessus de toutes les autres : Qu’importe la vérité pourvu qu’on ait le mystère !

Toutefois il existe une autre version de la découverte d’un parchemin que bien des auteurs ont voulu occulter. Quelques années plus tard, dans une seconde phase des travaux dans son église le prêtre fait tomber le balustre qui soutenait l’ancienne chaire. Le carillonneur qui était un homme très pieux, se rendant le soir à l’église, découvre sur le chantier le balustre avec une petite entaille qui laisse apparaître une fiole. Apparemment cette fiole contenait un petit parchemin qu’il remet aussitôt au prêtre. Ce dernier juge le papier sans importance. Quelques jours plus tard Bérenger Saunière note dans ses carnets le passage suivant : Découverte d’un tombeau, le soir pluie et le lendemain : Vu Cros et Secret. Il apparaît que le prêtre a bien découvertRennes-le-Château le Dossier : Marie Denarnaud quelque chose dans son église comme en témoigne l’exhumation de la dalle dite dalle des chevaliers. Cette trouvaille était composée d’objets cultuels et peut-être de quelques bijoux laissés là par un de ses prédécesseurs, l’abbé Bigou, peu après la révolution. Un fait demeure certain : c’est au lendemain de cette découverte que Bérenger Saunière, aidé par sa servante Marie Dénarnaud, s’enferme la nuit dans le cimetière pour entreprendre de nouvelles fouilles ? Que cherchait-il ? A ce jour nul ne le sait. Il fut contraint d’arrêter suite à une plainte des habitants qui ne supportaient pas de voir retournées les tombes de leurs ancêtres. Là se résume l’énigme de Rennes-le-Château mais l’on peut supposer qu’alléché par ses premières découvertes dans l’église Bérenger Saunière fut tenté d’étendre ses fouilles dans l’enceinte du cimetière, la nuit, à l’abri des regards indiscrets… Ces découvertes devaient néanmoins êtres bien maigres face aux efforts que le prêtre avait accompli dans ce travail, car durant la période 1887-1895 les finances n’étaient vraiment pas brillantes, ne reflétant en rien l’attitude de quelqu’un qui avait trouvé un trésor. ... / ...

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