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Rennes-Le-Château ont la
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Les origines de Rennes-le-Château.
Les découvertes archéologiques sont fréquentes dans lAude. Cette merveilleuse région ne se limite pas aux "Châteaux Cathares" que nous visitons aujourdhui, châteaux qui ne sont dailleurs pas vraiment "cathares", comme si la magie et le mythe qui entourent ce mot suffisait à leur donner le mystère et la noblesse dont ils sont pourtant naturellement dotés.
Létymologie de Rennes-le-Château ferait référence à Redae (Reda=chariot), antique et surtout une fois de plus mythique cité wisigothe que nous cherchons encore dans la région de Carcassonne. Il est dès lors évident pour de nombreux écrivains que cette cité se trouvait dans le haut Razès, prenant place sur le piton rocheux occupé de nos jours par le village de Rennes-le-Château. Il est dit que cette cité aurait abrité pas moins de deux couvents, dix-huit étals de boucherie et abrité en son temps pas moins de 30.000 personnes, ce qui considérable. A côté de Redae, Toulouse et Carcassonne faisaient pâle figure ! Hélas, cette cité, à linstar de lAtlantide est bien évidemment introuvable et toutes les fouilles entreprises aux alentours du village nont révélé aucune fondation qui aurait pu étayer cette thèse. Mais cette dernière est très séduisante car elle laisse entendre quune présence wisigothe à Rennes-le-Château aurait amené Bérenger Saunière sur la piste du trésor du temple de Salomon qui avait été pillé par ce peuple guerrier. Aucun rôle ne fut joué par Rennes-le-Château dans lhistoire de France. Même si ce petit village fut la capitale du Razès son nom nest mentionné dans aucune bataille tant son rôle fut moindre dans une ligne de défense, y compris contre les envahisseurs français qui dévastèrent la région durant la croisade contre les Albigeois.
Larrivée de labbé Saunière et la découverte du trésor :
Cest à la fin du siècle dernier que cet homme de trente-trois ans prend sa charge à Rennes-le-Château. Il est intelligent mais sa modeste condition, malgré de brillantes études au séminaire de Carcassonne, ne le destine pas à de hautes fonctions ecclésiastiques. Cest un être au caractère volontaire et entier qui poursuit un idéal politique royaliste. Très tôt Bérenger Saunière se trouve confronté à un problème matériel sérieux : celui de se loger avec décence. En effet, le presbytère est en piteux état mais pire encore, le toit de léglise menace de seffondrer. Il trouvera refuge auprès de la famille Dénarnaud. Aidé par une petite somme avancée par le conseil de fabrique, il entreprend des travaux dans léglise et commence par déplacer le maître autel en vue de son remplacement. Cest à ce moment que naît la légende Rennes-le-Château. En effet, selon certains témoins, un des piliers de lautel était creux et renfermait des rouleaux de bois contenant de mystérieux parchemins. Un des témoins vivait encore en 1966. Interrogé par des journalistes, il déclarait : nos travaux étaient déjà avancés et nous procédions au dégagement du maître autel lorsque le curé nous demanda darrêter les travaux. A cette époque le témoin qui sappelle Antoine Verdier a 79 ans et pas un seul journaliste et encore moins tous les écrivains qui ont pris en compte ce témoigne nont fait la soustraction pour sapercevoir quau moment des faits le dit Antoine Verdier nétait même pas né ! Dès lors la célèbre énigme de Rennes-le-Château repose sur une frêle maison de pilotis qui ne demande quà seffondrer. Ces parchemins quà vu Antoine Verdier, que sont-ils devenus ? Daprès Gérard de Sède, Bérenger Saunière, pressentant leur valeur a fait immédiatement arrêter les travaux et sest rendu à Paris pour les négocier. Il rencontra un jeune prélat, labbé Hoffet qui fréquentait les milieux occultistes et qui les prit en charge. Mais lévêque de Carcassonne, Monseigneur Billard, au courant de la transaction se rendit en 1901 à Paris pour senquérir du destin des mystérieux parchemins ? Nous sommes en plein roman policier et le romancier qui se nomme Gérard de Sède manie aussi bien la plume que les acteurs du drame qui est en train de se jouer. Non seulement il nexiste à ce jour aucune preuve que le prêtre se soit rendu à Paris, mais pire encore il fait voyager Monseigneur Billard en 1901 alors que pendant ce temps le pauvre homme est totalement impotent au monastère de Prouille. Quant à labbé Hoffet, il navait que 18 ans au moment des faits et ne ressemble en rien aux brillant traducteur de parchemin que Gérard de Sède a voulu nous dépeindre. Mais lénigme des parchemins nest pas encore close. Gérard de Sède a fait faire à notre prêtre, décidément bien astucieux, une copie sous la forme dun calque. Cette dernière, bien évidemment, lauteur la consultée et fait traduire par les services compétents. Elle révèle une généalogie en partie codée laissant entendre quil demeure en ce monde un roi perdu issu dune lignée qui remonterait jusquà Jésus en passant par les mérovingiens et parvenant jusquà nous au travers des personnages membres dune mystérieuse organisation secrète : Le prieuré de Sion. Nous sommes en plein délire politico-mystique ! En réalité, cette énigme des parchemins est une gigantesque farce, puisque la version qui a servi de base de travail à Gérard de Sède et surtout aux auteurs de "LEnigme Sacrée" a été fabriquée de toutes pièces pour lémission de Françis Blanche, "Signé Furax". Ce qui a fit dire à leur auteur : Jai profité de loccasion pour inventer que le maire sétait fait délivrer un calque des parchemins découverts par labbé. Alors sur une idée de Françis Blanche, je me suis mis en devoir de composer un calque codé sur des passages dévangiles et de décoder moi-même ce que javais codé. Enfin, par voie détournée, je faisais parvenir à Gérard de Sède le fruit de mes veilles. Cela a marché au-delà de mes espoirs. Ces parchemins ont été fabriqués par moi, dont jai pris le texte antique en onciale, à la bibliothèque nationale sur louvrage de Don Cabrol.
Peut-on raisonnablement, après ces révélations, continuer à sintéresser à lénigme de Rennes-le-Château, sachant quelle repose sur un tissus de mensonges et que la vie de ce prêtre présente bien peu dintérêt sur le plan historique ? Cest oublier que le mythe est toujours bien présent et que dans ce domaine il existe une loi au-dessus de toutes les autres : Quimporte la vérité pourvu quon ait le mystère !
Toutefois il existe une autre version de la découverte dun parchemin que bien des auteurs ont voulu occulter. Quelques années plus tard, dans une seconde phase des travaux dans son église le prêtre fait tomber le balustre qui soutenait lancienne chaire. Le carillonneur qui était un homme très pieux, se rendant le soir à léglise, découvre sur le chantier le balustre avec une petite entaille qui laisse apparaître une fiole. Apparemment cette fiole contenait un petit parchemin quil remet aussitôt au prêtre. Ce dernier juge le papier sans importance. Quelques jours plus tard Bérenger Saunière note dans ses carnets le passage suivant : Découverte dun tombeau, le soir pluie et le lendemain : Vu Cros et Secret. Il apparaît que le prêtre a bien découvert quelque chose dans son église comme en témoigne lexhumation de la dalle dite dalle des chevaliers. Cette trouvaille était composée dobjets cultuels et peut-être de quelques bijoux laissés là par un de ses prédécesseurs, labbé Bigou, peu après la révolution. Un fait demeure certain : cest au lendemain de cette découverte que Bérenger Saunière, aidé par sa servante Marie Dénarnaud, senferme la nuit dans le cimetière pour entreprendre de nouvelles fouilles ? Que cherchait-il ? A ce jour nul ne le sait. Il fut contraint darrêter suite à une plainte des habitants qui ne supportaient pas de voir retournées les tombes de leurs ancêtres. Là se résume lénigme de Rennes-le-Château mais lon peut supposer qualléché par ses premières découvertes dans léglise Bérenger Saunière fut tenté détendre ses fouilles dans lenceinte du cimetière, la nuit, à labri des regards indiscrets
Ces découvertes devaient néanmoins êtres bien maigres face aux efforts que le prêtre avait accompli dans ce travail, car durant la période 1887-1895 les finances nétaient vraiment pas brillantes, ne reflétant en rien lattitude de quelquun qui avait trouvé un trésor. ... / ...
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