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Ses travaux et ses constructions
La
Villa Béthanie C'est
en entre 1900 et 1901 que Bérenger Saunière se lança dans la construction de la
Villa Béthanie. Il s'adressa à l'architecte Caminade pour la réalisation des plans
de la Villa entièrement pensés par lui-même.
Elie
Bot, limonadier de Luc-sur-Aude, mais également maçon fut chargé de la
réalisation et de la direction des équipes du chantier. Il fut l'un des plus
fidèles de Bérenger Saunière et nous pouvons émettre l'hypothèse, sans trop prendre
de risque, qu'Elie Bot fut un des rares à connaître le secret de Saunière. Quoi
qu'il en soit, nous pouvons penser que les longues années passées avec Saunière
le marquèrent particulièrement, il suffit de voir son tombeau de Luc-Sur-Aude.
(Voir la page qui lui est consacrée). | |
 | Bérenger
Saunière a toujours affirmé que la Villa Béthanie était, à l'origine, destinée
à héberger des prêtres à la retraite. Comme nous le savons, son but premier fut
détourné au fil du temps.
La
Villa Béthanie, tout comme l'ensemble des constructions du prêtre, a été entièrement
financée sur ses propres deniers. Par contre il est important de noter que Bérenger
Saunière acheta les terrains sur lesquels il réalisa ses constructions, au nom
de Marie Dénarnaud, sa servante. Ce point est important ! Finalement, il finançait
des travaux et des constructions qui ne lui appartiendraient jamais, si ce n'est
qu'au décès de Marie, si elle devait décéder avant lui. La famille Corbu, qui
hérita de Marie Dénarnaud retrouva deux testaments de lègue réciproque entre le
prêtre et la servante.
C'est
à partir du mois de mai 1901 que la villa Béthanie semble achevée au niveau du
gros oeuvre.
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Après
avoir acquis l'ensemble des terrains à l'ouest du village, Bérenger Saunière commença
ses réalisations par la Villa Béthanie. A cette époque le plateau du village était
désert en cet endroit. L'élévation de Béthanie frappa d'autant plus les esprits.
Il semble évident qu'à ce moment, les habitants du village prirent conscience
que leur curé avait à sa disposition des moyens disproportionnés à sa condition
de prêtre d'un village aussi pauvre que celui de Rennes-Le-Château. Certes, ils
sont habitués aux frasques de leur curé, puisque déjà en 1891, il fit construire,
à ses frais, les jardins de l'église et le 12 mars 1892 le conseil municipal se
plaint des ses agissements dans le cimetière. Mais là, il bâtit, il ne dissimule
pas une certaine opulence.
Petit
à petit, la Villa Béthanie se dresse sur le plateau, tout comme, un peu plus loin
la Tour Magdala.
La
Villa Béthanie est une construction d'un style peut apprécié de nos jours.
Elle est constituée de quatre niveaux. Un sous-sol, un rez-de-chaussée, un premier
et un second étage. Ce dernier étant partiellement aménagé en grenier.
Le
sous-sol est constitué de deux pièces servant de caves et d'une cuisine d'été.
Cette partie de la Villa n'est pas, à ce jour, visitable. C'est dans ces caves
que la cousine de Marie Dénarnaud prétendit avoir vu, lors de l'une de ces visites
à sa cousine, des lingots d'or alignés sur des étagères.
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 | Le
Rez-de-chaussée est constitué du salon, de la salle à manger, d'une cuisine et
d'un couloir donnant accès aux escaliers. C'est aussi à ce niveau que l'on trouve
la porte d'entrée de la villa Béthanie (actuellement fermée, l'entrée se faisant
par la véranda). D'ailleurs, c'est dans le couloir de la porte d'entrée que fut
exposé le corps de Bérenger Saunière après son décès survenu au presbytère. Son
corps fut revêtu d'un couverture rouge ornée de glands tissés. Les villageois
qui venaient rendre un dernier hommage à leur prêtre défunt arrachaient ces glands
pour garder un souvenir de ce moment.
Juste
au-dessus de la porte d'entrée Bérenger Saunière a fait posé deux vitraux représentant
deux cœurs flamboyants du plus bel effet lorsqu'ils sont illuminés par le soleil |
Lorsque
vous visitez le salon et la salle à manger, il est important de savoir que les
papiers peints et le dallage son ceux d'origine que fit poser Bérenger Saunière
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 | Notre
visite se poursuit par le premier étage. Pour ce faire, nous emprunterons l'escalier.
Pendant de nombreuses années un tableau de Alfons Mucha était exposé en ce lieu.
Il ne l'est plus actuellement. Ce tableau est étonnant car lorsque l'on y regarde
bien, on y découvre un diable dissimulé.
Le
premier étage est constitué de deux chambres, d'une pièce ayant servi d'office
et de sacristie privée. Actuellement, les deux chambres sont visitables. L'une
d'elle a été remise en situation avec lit, armoire et chaise ainsi que des habits
sacerdotaux. Toutefois, rappelons-nous que Bérenger Saunière ne vécut jamais à
la villa Béthanie.
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La
seconde chambre est aménagée en musée religieux.
Un
escalier, donnant accès au deuxième étage est actuellement fermé au public. Se
second étage ne se visite donc pas. C'est d'ailleurs dommage, car une des chambres
de cet étage possède un cabinet de toilette qui est placé juste derrière la statue
du Christ que l'on peut voir à l'extérieur. Ce cabinet de toilette possède des
fenestrous (petite fenêtre en Occitan) qui permettaient de voir ce qui se passait
à l'extérieur et sur l'ensemble du village sans être vue. Décidément, Bérenger
Saunière aimait la discrétion. |  |
De
l'extérieur, la Villa Béthanie présente l'aspect d'une maison cossue de l'époque
de Bérenger Saunière. Certes, le terme de " Villa " peut paraître pompeux, mais
il est important de la replacer dans son contexte de l'époque. Il est vrai, que
son aspect neuf et massif dénotait avec les maisons modestes et pauvres du village.
C'est
sur la façade donnant sur la rue que l'accès à la villa se faisait par la porte
principale. On voit, au-dessus de cette dernière, les vitraux des cœurs flamboyants.
Le regard est attiré par la niche qui se situe au niveau du dernier étage. Dans
cette niche est érigé un Christ en majesté semblant bénir ceux qui entre dans
l'édifice. Sur sa poitrine nous retrouvons un cœur flamboyant identique à
ceux des vitraux de la porte d'entrée. Le chapiteau de la niche est gravé du nom
de la Villa " Villa Béthanie " en style Oncial.
La
façade opposée, donnant sur le presbytère n'a pas d'intérêt particulier. |  |
Vos
commentaires et réactions Nous
tenons à remercier la municipalité de Rennes-Le-Château de
son autorisation nécéssaire aux prises de vue des intérieurs
de l'ensemble des bâtiments du "Domaine de l'abbé Saunière"
dont la commune est propriéraire 
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