| Poussin,
Saunière et les autres ! Depuis
que je me passionne pour la fabuleuse histoire de Bérenger Saunière et du village
de Rennes-Le-Château, je retombe régulièrement sur une question constante : Nicolas
Poussin a-t-il peint les "Bergers d'Arcadie" en relation avec l'histoire
de ce village de l'Aude ?
Ce
tableau et ce peintre sont mis en cause dans l'histoire à partir du moment où
l'on entérine le fait que le curé de Rennes-Le-Château se soit rendu à Paris,
puis au Louvre, où il se serait procuré des copies de différents tableaux dont
celui de Poussin.
Le
voyage de Bérenger Saunière dans la Capitale n'a jamais été démontré ni prouvé
bien que différents indices tendent à nous faire pencher vers cette hypothèse.
D'une part les portraits de Bérenger signés d'un des plus illustres photographes
de l'époque et d'autre part, le personnage en lui-même qui avait fréquemment la
possibilité de quitter son village vers des destinations, en grandes parties,
inconnues.
Il
faut, malgré tout, reconnaître que les "Bergers d'Arcadie" de Poussin
ont de quoi, plusieurs fois, étonner le chercheur un tant soit peu curieux. Le
hasard est étonnant ! Le paysage représenté sur la partie droite de ce tableau
est celui que l'on peut retrouver au lieu dit "les Pontils" situé à
quelques kilomètres de Rennes-Le-Château. J'invite ceux qui souhaiteraient plus
de détails de se reporter aux livres d'Henry Lincoln ,"Le
Temple retrouvé" et "La clé du Mystère de Rennes-Le-Château".
Donc,
nous pouvons prendre en compte cette hypothèse. Bien qu'incroyable, les faits
ressemblants sont là ! Une
autre représentation picturale est à prendre en compte dans ce mystère. C'est
la représentation de Marie-Madeleine priant dans la grotte, logiquement celle
de la Sainte-Baume, sur l'Autel de l'Eglise
de Rennes-Le-Château.
Ce
bas relief, probablement commandé à Giscard de Toulouse, suivant les instructions
de Bérenger Saunière, aurait été peint par le prêtre lui-même. C'est Gérard
de Sède qui, le premier, attira l'attention du public sur son existence.
Mais
avant d'aller plus loin, revenons sur les "Bergers d'Arcadie". Donc, que
voyons-nous ? Quatre personnages autour d'une construction semblant être
un tombeau et donnant l'impression de deviser à son sujet. Nous pouvons
penser que ces personnages sont les Bergers d'Arcadie ou plutôt les gardiens
de l'Arcadie.
 L'Arcadie
est une région du Péloponnèse où d'austères montagnes de marbre et de schiste
se dressent. Pour les Anciens de l'antiquité cette région était celle des Dieux
Pays très boisé elle était le fief de grands troupeaux de chevaux et d'ânes. L'Arcadie
était le lieu de séjour du dieu Pan, dieu des bergers et des troupeaux. Ce Dieu
grec était le Fils de Zeus et de Callisto.
A
cette étude nous comprenons pourquoi Nicolas Poussin peignit ce thème. Il rentre
parfaitement dans la démarche intellectuelle et religieuse de l'époque. Pourquoi
? Simplement que nous pouvons trouver sans aucunes difficultés le parallélisme
entre l'Arcadie et la religion Chrétienne. Pan
est le Dieu des Bergers et des troupeaux, il est donc à rapprocher de Jésus qui
est lui-même le gardien des Bergers, les prêtres et les Evêques, des troupeaux,
la grande famille Chrétienne. L'Arcadie étant elle-même le symbolisme de la Religion
Chrétienne. Ce parallélisme est d'autant plus frappant lorsque l'on sait que Pan
est le fils de Zeus, le Roi des Dieux chez les Grecs ; Jésus, lui est le fils
de Dieu.
Nous
pouvons donc affirmer que le tableau de Nicolas Poussin, "Les Bergers d'Arcadie",
et malgré les apparences, tourne autour d'un thème parfaitement catholique.
Donc
que pouvons-nous en déduire pour le moment ? - Que
le thème n'est pas celui de la Grèce Antique mais celui de la religion Chrétienne
!
- Que la partie droite
du paysage est celui de la région de Rennes-Le-Château !
- Que
Bérenger Saunière s'est intéressé à ce tableau sans que l'on sache vraiment pourquoi
!
Délaissons
pour quelques instants l'œuvre de Poussin sur laquelle nous n'allons pas
manquer de revenir.
Comme
tous les passionnés de cette incroyable affaire, je cherche des éléments susceptibles
d'éclairer le plus possible ce mystère. C'est justement au cours de l'une de ces
recherches que je suis tombé sur un élément que je n'attendais vraiment pas. Voulant
trouver plus d'informations sur la vie de Marie-Madeleine je me suis mis à l'étude
de différents documents ayant traits à la Sainte. Voilà que je trouve la reproduction
d'un tableau au titre "La pécheresse en pénitence". Hélas, je ne connais
pas le nom de l'auteur, par contre, Bérenger Saunière, lui, le connaissait. Il
est remarquable de comparer ce tableau avec le bas relief se trouvant sous l'autel
de l'église du village

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La
comparaison des deux représentations est absolument étonnante ! Nous ne pouvons
pas douter que celui qui réalisa le bas relief de l'église de Rennes-Le-Château
s'est inspiré du tableau de maître. Rappelons que ce bas-relief a été fait suivant
les instructions de Saunière. D'ailleurs, à son habitude, il a pratiqué ce jeu
qui semble tant lui avoir plu, celui des inversions. Le bas-relief de Rennes-Le-Château
est dans le sens opposé du tableau de maître !
Mais
ce n'est pas tout, la surprise n'a pas finie de nous surprendre. Un autre détail
du tableau de maître me frappa. Une partie de ce même tableau me rappelait quelque
chose, mais quoi. Quelle ne fut pas ma surprise quand je rapprochais cette représentation
au tableau de Nicolas Poussin, "Les bergers d'Arcadie" !
Si
nous observons les deux angles supérieurs gauches des uvres nous découvrons
les mêmes détails sur les deux tableaux. Les deux moellons rocheux sont
là ! 
Partant
du principe que s'il y avait des similitudes vérifiées entre le bas relief de
l'autel de l'église de Rennes-Le-Château et du tableau de maître représentant
"La pécheresse pénitente", et qu'il existait des similitudes entre ce
tableau et "Les bergers d'Arcadie" de Poussin, il devait donc y en avoir
entre le bas relief et le tableau de Poussin ! Et bien il y en avait !
Il
n'y en avait peut-être pas de façon aussi évidente. Il faut prendre l'aspect allégorique
des trois représentations pour mieux les percevoir. Nous
savons donc que le tableau de Poussin est une représentation, justement allégorique,
de la philosophie Chrétienne. Que, au travers, de l'allégorie de l'Arcadie nous
retrouvons la famille Chrétienne et la "présence" de Jésus. Nous savons,
en acceptant cette théorie, que le tableau de Poussin inclus une référence à Rennes-Le-Château.
Nous
savons que les deux tableaux précédents sont axés sur Marie-Madeleine.
Quels détails communs, constants nous proposent-ils ? Tout d'abord la
grotte, évident puisque dans le concept magdalénien nous nous référons
à la Sainte-Baume, ensuite, le livre, le crâne et enfin Marie-Madeleine,
elle-même.
Sur
la représentation du bas-relief nous retrouvons les deux moellons rocheux
représentés symboliquement par la représentation
à gauche du bas-relief d'un portique et d'une tour. Il est facile de les
identifier ; le portique doit être le fameux portique wisigoth qui ornait
l'entrée du village, encore présent au siècle dernier. La tour visible
doit être, sans contexte, la tour de l'église Sainte-Marie-Madeleine de
Rennes-Le-Château. Ces deux remarques, nous amènerons à poser plus tard
une question essentielle. Nous avons donc, sous un aspect symbolique,
détecté les deux moellons présents sur les trois tableaux.
Un
seul point n'est pas suffisant, d'autant que je reconnais que cet aspect symbolique
peut-être sujet à caution et est lié à une interprétation qui peut être très personnelle.
Par contre d'autres éléments, eux sont plus évidents. Tout d'abord ,
les crânes des deux tableaux se retrouvent dans le tableau de Poussin ! Comment
? Simplement ! La fameuse phrase "Et in Arcadia ego" est claire. "En
Arcadie je suis aussi", cette phrase est la représentation de la Mort, tout
comme les crânes sur les deux autres tableaux. D'autant que dans un esprit de
la représentation Chrétienne l'idée tient toujours ; En effet, même dans la religion
Chrétienne la Mort existe, puisqu'elle est un renouveau. Certains me diront que
l'image même du tombeau semble
plus réaliste que la phrase gravée. Pour ce qui est de ce tombeau, je reviendrai
dessus ultérieurement également.
Donc,
nous tenons pour acquis cette hypothèse d'un lien entre la phrase du tombeau
et la représentation des crânes. Les similitudes ne s'arrêtent pas là
! Que devons-nous penser des personnages du tableau de Poussin ? Qui sont
ces trois hommes et cette femme ? Certes les Bergers, les Gardiens de
l'Arcadie ou bien encore les Gardiens de la Religion Chrétienne. Qui sont-ils
réellement ? Si nous partons de l'hypothèse de la représentation symbolique
de la Religion Catholique, alors nous pouvons dire que ses gardiens de
la religion sont donc des compagnons du Christ ! Mais alors, en ce cas,
la Bergère ne serait rien de moins que Marie-Madeleine ! C'est elle qui
fut la première à se rendre au tombeau du Christ et qui le découvrit vide
!
Résumons-nous
! Nous avons trois tableaux qui abordent le même thème de façon plus ou
moins évidente . Un, "La pécheresse repentie" qui semble être une première
indication de lieu, un second, "Les Bergers d'Arcadie" de Poussin, qui
en dit plus que ce que l'on veut bien en croire et un bas-relief apposé
sur un autel d'une église de l'Aude qui, somme toute , n'est pas sans
nous interpeller.
Revenons
un peu sur le tableau de Poussin. Mis à part son incontestable qualité
artistique, nous sommes en droit de nous poser une question : Pourquoi
Nicolas Poussin peint-il ce tableau ? La question peut paraître stupide,
sauf si l'on sait que ce tableau datant de 1638 a été précédé par un premier
tableau, également baptisé "Les Bergers d'Arcadie" qui lui fut exécuté
vers 1627 ! Quelle a été la motivation du peintre pour réaliser un second
tableau sur un thème déjà excellemment travaillé ?
Le
premier tableau traite du thème de l'arcadie de façon simple, alors que
celui que nous connaissons est bien plus travaillé ! Un autre détail est
flagrant : sur le tableau de 1627, le personnage barbu montre de son doigt
la lettre "D" alors que sur celui qui nous intéresse, le même personnage
barbu indique la lettre "R" ! Est-ce un hasard ? Est-ce un hasard, que
le fond du paysage représente la région de Rennes-Le-Château ? Est-ce
un hasard qu'un des personnages pointe la lettre "R" de la phrase "Et
In Arcadia Ego", ce même "R" qui fut le monogramme de Rhédae ? Est-ce
un hasard à ce que Poussin ait voulu assimiler la symbolique Chrétienne
à la région de Rennes-Le-Château ? Est-ce par hasard que "Les Bergers
d'Arcadie" soit représentés sur la tombe de Poussin à Rome dans l'église
de San Lorenzo in Lucina ?
 Ce
n'est pas le hasard, ou bien alors, il a décidé de frapper très fort sur quelques
mètres carrés de toile ! Car en quelques mots, nous pouvons dire que cette toile
nous indique qu'une explication sur un aspect important de la religion chrétienne
se trouve dans la région de l'antique Rhédae.
Qu'un des liens important de cette explication est liée à Marie-Madeleine, ou
à l'église de Rhédae. Que cet aspect est lié à la Mort ! Que cet aspect pourrait
être lié à un tombeau se trouvant dans Rhédae ou sur Rhédae (Le "R"
est sur le tombeau ou le tombeau dans le "R") !
Après
cette analyse, nous comprenons mieux pourquoi Bérenger Saunière semble s'être
tant passionné pour cette toile. Si
nous partons de cette hypothèse liant Rhédae, Marie-Madeleine ou l'église du même
nom, et un tombeau, nous voici sur un nouvel axe de travail. Deux
tableaux de maître existent et nous prouvent la connaissance ésotérique de leurs
auteurs. Saunière à
voulu se servir du même outil pour nous laisser un message dans l'église.
C'est
donc à nous, maintenant, de trouver le cheminement de pensée de Bérenger
Saunière. Si nous assimilons bien les différents points préalablement
définis, il nous est relativement simple de trouver le lien. Tout d'abord
il est important de s'orienter sur le bas relief qui, si nous y regardons
de plus près nous donne plus d'informations que nous le pensons. Au prime
abord, et sous une première analyse, Marie-Madeleine semble simplement
prier dans la grotte. Par contre si nous continuons les comparaisons avec
le tableau de "La pécheresse repentie" nous pouvons noter deux points
importants. D'abord que le flacon de parfum a disparu sur le bas relief,
et que le corps du Christ est absent de la croix. Un ami, féru dans le
rite de l'Eucharistie, m'expliqua que cette absence lui semblait normale,
puisque c'est sur l'Autel qu'est célébré le sacrifice de l'Agneau de Dieu
qui donna son corps et son sang pour laver le monde des péchés des hommes
! L'idée me paressant raisonnable dans l'esprit religieux et donc dans
celui d'un prêtre tel que Bérenger Saunière. Je me mis à étudier différentes
photos et images vidéo de cette partie de l'église, jusqu'au moment où
un détail réveilla mon esprit.
Si
l'on observe le bas relief de côté, et donc en regardant Marie-Madeleine de face,
un détail étonnant attire notre attention .
La sainte pleure, ou plutôt une larme coule de son il gauche ! Cette situation
est surprenante puisque Marie-Madeleine, dans le cadre des évangiles, est une
privilégiée. C'est à elle que les anges s'adressèrent pour la première annonce
de la résurrection du Christ, et c'est également à elle que Jésus se fit reconnaître
en premier. Donc, dans le sens Chrétien, Marie-Madeleine n'a aucune raison de
pleurer, bien au contraire, car elle devrait se réjouir de la résurrection du
Christ ! Sauf si le contexte historique n'est pas celui des évangiles
Cette
hypothèse est lourde de conséquences ; il était donc impératif de trouver des
éléments qui pourraient soit affirmer ou infirmer cette hypothèse. Les éléments
de l'affirmation étaient là sous nos yeux.
Cet
élément avait déjà fait couler beaucoup de salive et d'encre. Mais pris dans un
contexte unitaire il ne pouvait amener qu'une question hypothétique mais surtout
pas une réponse. Si je puis me permettre, je dirais que le chemin de croix de
l'église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château a une particularité étonnante
: Il ne comporte pas quatorze stations, mais quinze stations
; le bas-relief jouant le rôle de la quinzième station, celle tenue secrète par
les évangiles et par l'Eglise.
L'élément
qui fit tant parler de lui est la quatorzième station du chemin de croix.
Que nous dit le Catéchisme : "La quatorzième station est la mise
au tombeau de Jésus", c'est vrai dans la plupart des églises, mais
pas à Rennes-Le-Château semble-t-il ! D'après
les Evangiles, Jésus est mort dans le milieu de l'après-midi et seulement
en fin d'après midi fut donnée l'autorisation à ses proches de
le descendre de la croix afin de le mettre au tombeau, tombeau offert
par Josèphe d'Arimatie. Seulement, voilà qu'à Rennes-Le-Château et à la
demande de Bérenger Saunière la quatorzième station ne semble pas être
conforme au canon de l'Eglise. La représentation est claire : Jésus est
sorti de nuit du tombeau ! Pourquoi ? Simplement parce qu'une superbe
pleine Lune orne l'ensemble. Si je ne m'abuse la pleine Lune, visible
de cette manière, et en observant les teintes de l'ensemble, n'a lieu
qu'en pleine nuit. Nous savons que Jésus fut mis au tombeau en fin d'après
midi, donc nous assistons à la sortie du tombeau de Jésus par ses proches.
C'est là que le bât blesse pour l'Eglise. Cette explication nous
fait comprendre les pleurs de Marie-Madeleine sur le bas-relief et nous
fait comprendre l'absence du Corps du Christ sur la croix du bas-relief.
Elle s'est rendue au tombeau et Jésus n'y était pas, ensuite, elle sut,
elle apprit, ou elle comprit, qu'il ne ressusciterait pas et qu'il était
mort comme le commun des
mortels. Seule, Marie-Madeleine et ceux qui exécutèrent cet acte surent
la vérité sur la résurrection de Jésus. C'est pour mieux préserver le
secret qu'ils fuirent la Terre Sainte afin de propager la bonne parole
et de préserver l'image de sauveur de Jésus qui resta dans l'esprit du
commun des mortels et du commun des Chrétiens.
C'est
probablement ce que comprit ou découvrit Bérenger Saunière. Nous
pouvons penser avec discernement que c'est ce que dut découvrir Bérenger
Saunière. En même temps il découvrit le secret de Poussin,
ce secret qui le motiva à réaliser un second tableau des "Bergers
d'Arcadie". Il découvrit donc le secret du Razès, le vrai trésor
du Razès, celui qui pouvait bousculer le monde et la religion Chrétienne.
Le
secret des évangiles, le secret de l'humanité de Jésus et de
. Marie Madeleine. 
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