Ce
document a été communiqué pour la première fois au public en 1967 par Gérard de
Sède dans son ouvrage "L'Or de Rennes ou la vie insolite de Bérenger Saunière,
curé de Rennes-le-Château". D'après la version la plus répandue, sa découverte
remonterait à 1963 où il fut mis au jour lors de fouilles faites dans l'autel
de la petite chapelle privée de Bérenger Saunière attenante à la villa Béthanie.
Ce document fut ensuite archivé dans un classeur regroupant plusieurs autres pièces
héritées du prêtre. Le texte énigmatique était rédigé sur du papier à carreaux
d'écolier. Parmi une myriade d'ouvrages traitant de l'histoire de Rennes-le-Château
et de son curé, de rares auteurs évoquent ce document : Jean-Pierre Monteils "Le
dossier de Rennes-le-Château", Tatiana Kletzky-Pradère "Rennes-le-Château
guide du visiteur, Roger Boonaert "Le cryptogramme de Saunière" (Trésors
de l'Histoire, Prospection n° 31), Alain Féral "Rennes-le-Château clef du
royaume des morts", et encore quelques autres.

Le
cryptogramme de "L'Or de Rennes"
Parallèlement,"l'Or
de Rennes" est aussi publié chez un autre éditeur sous le titre "Le
trésor maudit de Rennes-le-Château". Dans cette nouvelle parution, le cryptogramme
revêt une autre allure.
Dix
ans plus tard, en 1977, Gérard de Sède reprend en partie la trame de ses deux
anciens titres et, pour tenir compte de nouveaux éléments, recompose un troisième
ouvrage intitulé "Signé Rose+Croix". Une fois encore, le document présenté
apparaît sous une forme différente.

Le
cryptogramme de "Signé Rose+Croix"
Les
trois publications de de Sède, pratiquement identiques, livrent chacune une version
différente du cryptogramme. A la page 56 de "l'Or de Rennes", le document
est présenté en son entier. Dans "Signé Rose+Croix" (page 59), la disposition
des lettres n'est plus conforme à celle de "l'Or de Rennes". Celles-ci
semblent être livrées de façon désordonnée. Certains espaces présents dans la
première version ont disparu. L'intervalle entre le mot "FOIS" de la
cinquième ligne et la croix (première version) a disparu dans la deuxième où "FOIS"
termine la quatrième ligne. Le point placé dans le premier ouvrage dans le coin
en haut à gauche désignant le départ de lecture du texte est, dans "Signé
Rose+Croix", placé à la fin de la première ligne.
Dans"Le
trésor maudit de Rennes-le-Château", la présentation du cryptogramme est
conforme, par la disposition des lettres, à celle de "L'Or de Rennes"
mais l'ensemble est divisé horizontalement en deux parties égales, chacune d'elles
occupant le bas des pages 54 et 55 du livre. Il faut donc, pour une étude précise
du document, en joindre les parties préalablement séparées. Il survient alors
une différence sensible des proportions avec le cryptogramme de "l'Or de
Rennes".

La
version reconstituée du cryptogramme du "Trésor maudit de Rennes-le-Château"
Dans
ces conditions, il est très difficile pour le chercheur de délimiter un cadre
de travail sérieux si celui-ci est sans cesse présenté de façon différente. On
peut d'ailleurs s'interroger sur les raisons d'une telle inexactitude dans la
reproduction du document concerné. Est-elle une volonté de l'auteur ou le fait
des différents éditeurs ?
Il
est certain que l'intérêt réside essentiellement dans la recherche de sa provenance.
Dans ses trois ouvrages, Gérard de Sède illustre le document par une légende précisant
qu'il fut trouvé parmi les papiers personnels du prêtre. En page 69 de "Le
dossier secret de Rennes-le-Château", Jean-Pierre Monteils en parle ainsi
: « …nous avions été fortement intrigué par un texte figurant dans les papiers
de Saunière et reproduit dans "l’Or de Rennes" ». Des détails supplémentaires
apparaissent sous la plume de Richard Khaitzine qui écrit dans "Les faiseurs
d'or de Rennes-le-Château" : « Ce fut sans doute un texte énigmatique
découvert dans les papiers de Bérenger Saunière par Noël Corbu et présenté à la
presse en 1963, à la villa Béthanie qui intrigua Féral.
La
présence de cette curieuse composition dans les papiers personnels du curé de
Rennes-le-Château implique t-elle que Bérenger Saunière en ait été le concepteur ?
Pour répondre catégoriquement à cette question, il conviendrait de consulter le
document original. Or Gérard de Sède ne précise pas qui le détient.
Nonobstant
des éléments inclus dans le cryptogramme qui ne peuvent pas être assimilés à des
preuves, telles les lettres "B" et "S" correspondant aux initiales
de Bérenger Saunière, elles-mêmes suivies du mot "CURE" entrecoupé d'un
"H" qui désignerait sa fonction de prêtre, plusieurs indices tendraient
à authentifier ce document.
-
Sa découverte est antérieure aux premiers écrits et intervient donc avant la médiatisation
de l’histoire que nous lui connaissons aujourd’hui.
-
Il fut découvert dans une cache pratiquée dans l’autel privé du prêtre, cache
accessible, par définition, exclusivement aux propriétaires des lieux.
-
Pareillement à la stèle de la marquise de Blanchefort, ce document n’est pas paraphé
des initiales "P" et "S".
-
Enfin, depuis 1963, aucun auteur ne semble avoir mis en doute de Sède sur la réalité
de ce document.
Depuis
sa révélation au grand public, cet élément du "puzzle Rennes-le-Château"
a généré plusieurs études dont certaines apportent quelques résultats. Malheureusement,
à mon sens, les travaux entrepris l'ont été sur une base ne respectant pas toutes
les informations données par ce document. En effet, chaque étude a utilisé un
terrain d'investigation nécessitant la mise en grille du texte de ce cryptogramme.
Selon les méthodes choisies, disparaissent les croix, la ponctuation, certains
intervalles. Quelquefois tout ou partie des trois pour ne conserver que les lettres.
Pourtant, il suffit d'utiliser une simple règle graduée pour constater que le
positionnement des lettres rend impossible une mise en grille quelconque du texte,
et cela pour les trois versions présentées ! Pourtant le document original conçu
sur du papier quadrillé d'écolier rendait d'autant plus facile un tel agencement
si celui-ci avait été souhaité !
Mais
alors, existe t-il une explication plausible de ce cryptogramme qui tienne compte
de tous les éléments qu'il comporte ? Présente t-il des analogies avec la stèle
de la Dame de Blanchefort ? Livre t-il des messages précis ? La réponse à
toutes ces interrogations est oui.
Patrick
Mensior
Ce
texte vous a t-il intéressé ? Il est extrait et inspiré de "L'Extraordinaire
Secret des Prêtres de Rennes-le-Château". Pour me contacter E-mail : pmensior@club-internet.fr

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