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Le parchemins
"Sot-Pêcheur"
Une étude de Patrick Mensior |
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Ce document a été communiqué pour la première fois au public en 1967 par Gérard de Sède dans son ouvrage "L'Or de Rennes ou la vie insolite de Bérenger Saunière, curé de Rennes-le-Château". D'après la version la plus répandue, sa découverte remonterait à 1963 où il fut mis au jour lors de fouilles faites dans l'autel de la petite chapelle privée de Bérenger Saunière attenante à la villa Béthanie. Ce document fut ensuite archivé dans un classeur regroupant plusieurs autres pièces héritées du prêtre. Le texte énigmatique était rédigé sur du papier à carreaux d'écolier. Parmi une myriade d'ouvrages traitant de l'histoire de Rennes-le-Château et de son curé, de rares auteurs évoquent ce document : Jean-Pierre Monteils "Le dossier de Rennes-le-Château", Tatiana Kletzky-Pradère "Rennes-le-Château guide du visiteur, Roger Boonaert "Le cryptogramme de Saunière" (Trésors de l'Histoire, Prospection n° 31), Alain Féral "Rennes-le-Château clef du royaume des morts", et encore quelques autres.

Le cryptogramme de "L'Or de Rennes" Parallèlement,"l'Or de Rennes" est aussi publié chez un autre éditeur sous le titre "Le trésor maudit de Rennes-le-Château". Dans cette nouvelle parution, le cryptogramme revêt une autre allure. Dix ans plus tard, en 1977, Gérard de Sède reprend en partie la trame de ses deux anciens titres et, pour tenir compte de nouveaux éléments, recompose un troisième ouvrage intitulé "Signé Rose+Croix". Une fois encore, le document présenté apparaît sous une forme différente. 
Le cryptogramme de "Signé Rose+Croix" Les trois publications de de Sède, pratiquement identiques, livrent chacune une version différente du cryptogramme. A la page 56 de "l'Or de Rennes", le document est présenté en son entier. Dans "Signé Rose+Croix" (page 59), la disposition des lettres n'est plus conforme à celle de "l'Or de Rennes". Celles-ci semblent être livrées de façon désordonnée. Certains espaces présents dans la première version ont disparu. L'intervalle entre le mot "FOIS" de la cinquième ligne et la croix (première version) a disparu dans la deuxième où "FOIS" termine la quatrième ligne. Le point placé dans le premier ouvrage dans le coin en haut à gauche désignant le départ de lecture du texte est, dans "Signé Rose+Croix", placé à la fin de la première ligne. Dans"Le trésor maudit de Rennes-le-Château", la présentation du cryptogramme est conforme, par la disposition des lettres, à celle de "L'Or de Rennes" mais l'ensemble est divisé horizontalement en deux parties égales, chacune d'elles occupant le bas des pages 54 et 55 du livre. Il faut donc, pour une étude précise du document, en joindre les parties préalablement séparées. Il survient alors une différence sensible des proportions avec le cryptogramme de "l'Or de Rennes". 
La version reconstituée du cryptogramme du "Trésor maudit de Rennes-le-Château" Dans ces conditions, il est très difficile pour le chercheur de délimiter un cadre de travail sérieux si celui-ci est sans cesse présenté de façon différente. On peut d'ailleurs s'interroger sur les raisons d'une telle inexactitude dans la reproduction du document concerné. Est-elle une volonté de l'auteur ou le fait des différents éditeurs ? Il est certain que l'intérêt réside essentiellement dans la recherche de sa provenance. Dans ses trois ouvrages, Gérard de Sède illustre le document par une légende précisant qu'il fut trouvé parmi les papiers personnels du prêtre. En page 69 de "Le dossier secret de Rennes-le-Château", Jean-Pierre Monteils en parle ainsi : « …nous avions été fortement intrigué par un texte figurant dans les papiers de Saunière et reproduit dans "l’Or de Rennes" ». Des détails supplémentaires apparaissent sous la plume de Richard Khaitzine qui écrit dans "Les faiseurs d'or de Rennes-le-Château" : « Ce fut sans doute un texte énigmatique découvert dans les papiers de Bérenger Saunière par Noël Corbu et présenté à la presse en 1963, à la villa Béthanie qui intrigua Féral. La présence de cette curieuse composition dans les papiers personnels du curé de Rennes-le-Château implique t-elle que Bérenger Saunière en ait été le concepteur ? Pour répondre catégoriquement à cette question, il conviendrait de consulter le document original. Or Gérard de Sède ne précise pas qui le détient. Nonobstant des éléments inclus dans le cryptogramme qui ne peuvent pas être assimilés à des preuves, telles les lettres "B" et "S" correspondant aux initiales de Bérenger Saunière, elles-mêmes suivies du mot "CURE" entrecoupé d'un "H" qui désignerait sa fonction de prêtre, plusieurs indices tendraient à authentifier ce document.
- Sa découverte est antérieure aux premiers écrits et intervient donc avant la médiatisation de l’histoire que nous lui connaissons aujourd’hui.
- Il fut découvert dans une cache pratiquée dans l’autel privé du prêtre, cache accessible, par définition, exclusivement aux propriétaires des lieux.
- Pareillement à la stèle de la marquise de Blanchefort, ce document n’est pas paraphé des initiales "P" et "S".
- Enfin, depuis 1963, aucun auteur ne semble avoir mis en doute de Sède sur la réalité de ce document.
Depuis sa révélation au grand public, cet élément du "puzzle Rennes-le-Château" a généré plusieurs études dont certaines apportent quelques résultats. Malheureusement, à mon sens, les travaux entrepris l'ont été sur une base ne respectant pas toutes les informations données par ce document. En effet, chaque étude a utilisé un terrain d'investigation nécessitant la mise en grille du texte de ce cryptogramme. Selon les méthodes choisies, disparaissent les croix, la ponctuation, certains intervalles. Quelquefois tout ou partie des trois pour ne conserver que les lettres. Pourtant, il suffit d'utiliser une simple règle graduée pour constater que le positionnement des lettres rend impossible une mise en grille quelconque du texte, et cela pour les trois versions présentées ! Pourtant le document original conçu sur du papier quadrillé d'écolier rendait d'autant plus facile un tel agencement si celui-ci avait été souhaité ! Mais alors, existe t-il une explication plausible de ce cryptogramme qui tienne compte de tous les éléments qu'il comporte ? Présente t-il des analogies avec la stèle de la Dame de Blanchefort ? Livre t-il des messages précis ? La réponse à toutes ces interrogations est oui. Patrick Mensior
Ce texte vous a t-il intéressé ? Il est extrait et inspiré de "L'Extraordinaire Secret des Prêtres de Rennes-le-Château". Pour me contacter E-mail : pmensior@club-internet.fr

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