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De Marie-Madeleine à Bérenger Saunière
| Deuxième partie |
août 2003 |
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. Ce néo-péplum n'a que la prétention de soutenir une théorie sur la descendance du Christ. Bien sur elle ne se base que sur des raisonnements purement intellectuels et il est bien évident qu'aucunes preuves tangibles ne peuvent accréditer cette théorie. C'est d'ailleurs l'argument premier qu'auront les détracteurs pour dire que cette idée est complètement loufoque, voir stupide et au pire, hélas, sacrilège.
Elle tente de comprendre d'une façon historique l'histoire de Jésus et de ses préceptes. Depuis quelques années, un courant d'idée tend à affirmer que le Christ n'est pas mort sur la croix et qu'il aurait été remplacé par un frère jumeau tombé à propos pour le remplacer lors de la crucifixion.
Nous pensons, en effet, que Jésus est mort sur la croix, pour la simple et bonne raison qu'il prétendait au trône d'Israël et que cette position n'était pas conciliable avec l'esprit de Rome.
De plus, Jésus a été " lâché " par les membres du Sanhédrin qui s'accommodaient parfaitement de l'occupation Romaine. Un Jésus, descendant de David, sur le trône aurait été, pour eux, le glas de leur place privilégiée au sein du monde Juif de l'époque. Un Jésus sur le trône aurait été le signe d'une réforme radicale de la loi Juive qui aurait été basée sur la tolérance au lieu de la rigidité de la loi du Talion. De plus, l'arrivée de cet homme sur le trône d'Israël aurait fait de lui un Roi politique mais aussi un Roi Religieux. Il aurait, en effet, été le Premier Pape, de la loi Juive Réformée.
Donc Rome et les autorités religieuses juives devaient se débarrasser de cet encombrant agitateur, mais aussi de sa famille. Laisser vivre une descendance était le risque de voir se reproduire les mêmes évènements dans une vingtaine d'année. Le risque était trop grand. Notre Néo-Péplum propose une thèse de la fuite de la famille royale d'Israël vers la Gaule.
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Déjà, sous Rome, la Ville de Narbonne comptait une forte communauté juive. Il semble évident, que des fuyards, quelqu'ils soient sont toujours à la recherche de lieux où ils trouveront des amitiés et des partisans sincères.
Quoi de plus normal pour des juifs en fuite de s'intégrer dans une communauté juive en place, connue et respectée.
Près de Perpignan, au nord-est, il existe un village qui se nomme " Sainte-Marie". Nous avons bien dit au nord de Perpignan. Ce village n'a rien à voir avec celui des Saintes-Maries-De-La-Mer en camargue.
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Peut-être que ce toponyme est là pour rappeler un évènement extraordinaire qui s'est passé près de ce lieu, il y a près de deux-mille ans ? Il est bien évident qu'il y a peu de chance que ce soit Ce village qui est vu accoster le bateau esquinté des fuyards. Les niveaux de la Méditerranée ont beaucoup évolué durant cette période.
De plus, il semble assez incongru que des fuyards du régime Romain tentent de se cacher dans la ville Gauloise où les Romains ont une flotte et un casernement de premier ordre.
Bien sur Narbonne compte de nombreux soldats, mais pas autant que Marseille.
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Il semble assez vraisemblable que Marie-Madeleine, Joseph d'Arimathie et leurs compagnons aient pu accoster au large de Perpignan et de là s'être rendus à Narbonne..
Notre néo-péplum nous apprend qu'à sa mort le corps de Marie-Madeleine aurait été caché dans une région reculée de la vallée de l'Atax. Atax est l'ancien nom de la rivière Aude. En effet, le village de Rennes-Le-Château aurait pu être un des lieux idéaux pour cacher la dépouille de la Sainte et de celle de son fils et peut-être des descendants de son fils.
Mais bien avant d'être Rennes-Le-Château le village fut probablement Rhédae, et avant cela un oppidum.
Cette région de l'Aude est étonnante par sa concentration en appareils militaires. Il semble qu'au travers des siècles ils aient été réalisés pour que le centre de l'Aude soit inexpugnable. Ce que l'on appel aujourd'hui " les châteaux Cathares " ont été, avant tout, des places fortes.
Les emplacements de ces places fortes font penser à la défense que l'on doit à un écrin. Si nous admettons que Rennes-Le-Château est le lieu d'inhumation de Marie-Madeleine, nous pouvons être certains que l'Eglise Catholique savait parfaitement dans quelle région se trouvaient les tombeaux. La croisade des Albigeois a pour elle été un bon prétexte pour, peut-être les chercher.
Il est assez étonnant d'entendre le silence qui entoure la prise de Rennes-Le-Château par les hommes de Simon de Montfort. On connaît le jour et la durée de la prise du Château de Coustaussa, au pied de Rennes-Le-Château, avec force détails, château d'ailleurs qui se rendit sans combattre.
Par contre, pour ce qui est de Rennes-Le-Château, nous ne savons quasiment rien. Et pourtant la place était encore importante pour l'époque. La prise de Rennes-Le-Château par Henri de Trastamare est connue et racontée en détail. Elle présente un village hautement fortifié, équipé de remparts dignes de ce nom. Et pourtant Trastamare pris Rennes-Le-Château, près d'un siècle après que Simon de Montfort ait envahi le Languedoc. D'ailleurs Simon de Montfort était le pion idéal pour cette quête. Il lui avait été demandé de tuer de l'hérétique, chose qu'il faisait parfaitement bien, pendant que des religieux illustres avaient peut-être, eux la mission de chercher ce que l'Eglise voulait trouver. Est-ce pour cela qu'un homme aussi illustre que Pierre des Vaux-de-Cernay fut désigné pour suivre Montfort ?
Car rappelons nous que Montfort, tout comme les Voisins ou les Levis, étaient de petits seigneurs de l'Ile de France. Nous dirions " petits seigneurs sans importance " ! |
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Les Cathares sont souvent liés au Graal avec raison ou non. Il est certain qu'ils suivaient une religion proche des paroles du Christ, ils repoussaient l'Eglise de Rome qu'ils considéraient corrompue et vénale. Est-il possible de penser qu'ils connaissaient le secret de Rennes-Le-Château ?
L'église de Rennes-Le-Château est assez exceptionnelle. Pas tant par la décoration que Bérenger Saunière réalisa au XIXeme siècle mais bien plus par son architecture. Nous avons déjà souligné la présence d'une pièce d'architecture particulière. Il s'agit d'une litre. Une litre est l'incrustation de pierres plus claires à une hauteur constante et d'une largeur constante sur le pourtour d'un édifice religieux. Cette litre est une indication de la qualité du lieu de culte. Sa présence spécifie qu'en ce lieu, un personnage important, un roi, un prince ou un saint est inhumé.
Certains nous dirons que se sont les Seigneurs de Rennes qui sont inhumés ici. Certes, ce fait est incontestable, mais la litre n'est pas la marque pour de simples seigneurs.
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Devons-nous penser que la décoration de l'église par Bérenger Saunière et que ses constructions qui se réfèrent en permanence à Marie-Madeleine nous conduisent à rechercher le tombeau de la Sainte ? Mais peut-être aussi à celui de son ou de ses enfants ?
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Il est un fait que Bérenger Saunière appuie lourdement sur la symbolique liée à la sainte. Rarement une église consacrée à un saint a tant de référence à celui-ci ! Ca finit par en être déplacé.
En ce cas nous pourrions mieux comprendre les réactions de l'église à l'encontre de Bérenger Saunière. Nous comprendrions mieux pourquoi, une lignée de prêtres s'est succédée à Rennes-Le-Château semblant protéger un secret ? Nous comprendrions mieux pourquoi, la famille de D'ables avait pour emblème sur son blason une pièce unique : Une étoile de David. Descendant de Marie-Madeleine et de Jésus ou gardien du secret ? Gardien du Graal ?
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