| De
Marie-Madeleine à Bérenger Saunière août
2003 |
Un
vent fort soufflait sur le Golgotha. Les trois hommes avaient rendu
l'âme. Un groupe d'individus approchait de la croix centrale. Ils
portaient une échelle. Ils descendirent le corps de l'homme qui
venait d'être crucifié. Les soldats romains les observaient. A la
tête du groupe, un homme plus âgé arborant une tenue de notable
ouvrait la marche. Les femmes suivaient en pleurant. L'homme âgé
les conduisit vers les jardins de sa propriété. Quelques mois auparavant
il avait fait creuser son tombeau. En ces temps on réglait les choses
matérielles de l'éternité de son vivant. Cinq soldats romains les
suivaient de loin. Les ordres avaient été clairs " Vous les suivez
et vous garderez la propriété, il est hors de question que quelqu'un
s'approche du tombeau. " Le centurion avait alors demandé, " Pourquoi
ne mettons nous pas des hommes justes devant la pierre du tombeau
plutôt que devant la propriété ? Ô Consul !
-
Imbécile ! Joseph d'Arimathie est un membre influent du Sanhédrin,
les histoires de ces Juifs me fatiguent. Nous avons déjà réussi
à annihiler cette histoire de " Roi des Juifs ", je ne tiens
pas à ce que cela recommence. Les histoires de ces tributs sont
harassantes. Va et rends moi compte !
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Le
Centurion salua Ponce Pilate et s'en alla.
Comme convenu les légionnaires restèrent devant la propriété ! A
l'intérieur, Joseph d'Arimathie avait fait rouler la pierre qui
obstruait son tombeau. Les hommes avaient déposé le corps du crucifié
dans la niche qui servait à accueillir les corps des défunts. Les
femmes pleuraient. L'une d'elles, les yeux rougis par les larmes
s'approcha de Joseph et mis sa tête sur son épaule : " Merci Joseph,
cela a été si rapide que nous n'avons rien pu prévoir.
-
Ne me remercie pas, ma Reine. Ce tombeau est sacré pour moi
maintenant, il devra l'être pour tous aussi !
- Et toi comment feras-tu, Joseph ?
- Ma propriété est grande, je ferai construire un autre tombeau,
près du sien, je serai près de vous pour l'éternité.
- Je serai heureuse de savoir que tu reposeras près de nous,
lorsque notre temps sera venu. - Ma Reine, c'est de lui dont
il faut s'occuper maintenant.
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Joseph
avait posé sa main sur la tête de l'enfant qui se pelotonnait contre
cette femme aux cheveux longs et noirs et que Joseph appelait " Ma
Reine ".
Marie-Madeleine s'agenouilla et serra l'enfant contre elle. " Je t'aime
mon fils, te voici destiné à devenir roi et à accomplir ce pourquoi
ton père s'est battu. Mais tu es si petit encore
! "
La
mère du défunt s'approcha de Marie-Madeleine et de l'enfant " Tu n'es
pas seule ma fille, nous t'aiderons et te protégerons, toi et le fils
de mon fils ". Marie-Madeleine enserra les jambes de la cette femme
à l'âge avancé et pleura dans son giron tout en tenant son fils dans
ses bras. Marie posa sa main sur les cheveux de Marie-Madeleine. Elle
regardait le corps de son fils enveloppé dans le linceul tâché de
sang. Des larmes coulaient de ses yeux.
Près de trois ans étaient passés depuis la scène
tragique du tombeau. Les anciens disciples de Jésus s'étaient organisés et portaient
la parole du roi-messie défunt. Les hommes du Sanhédrin s'inquiétaient de ce mouvement
qui, chaque jour prenait de l'ampleur. Ponce Pilate, lui-même, sentait le danger
grandir. Marie-Madeleine appuyée de Jacques, le frère de Jésus, soutenait
et dirigeait le mouvement. Par ses actes et ses paroles Jésus avaient voulu réformer
la loi Juive et enfin prendre la tête du royaume d'Israël. Descendant de David,
il était le seul à pouvoir prétendre au trône. De part sa descendance et de ses
capacités exceptionnelles, Jésus avait été initié au plus haut mystère de son
temps. Ne se faisait-il pas appeler " Le fils de l'Homme " ? De plus en plus
de gens écoutaient le message de Jésus. Un vent de révolte commençait à souffler
sur la terre de Palestine | |
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Pilate,
avant d'agir, informa Rome des mouvements locaux. La réponse de
l'empereur fut sans appel. Pilate reçu l'ordre de stopper toute
tentative d'insurrection. Rome lui ordonna de faire disparaître
la famille de ce Jésus dont elle n'avait que trop entendu parler
et d'arrêter et pourchasser ceux qui approuvaient l'idée de ce Jésus.
L'idée était simple : Couper à la base cette souche royale potentielle.
César savait que cette revendication était légitime, mais Rome était
Rome. Rome avait fait de l'Orient une de ses provinces, et Rome
ne concédait pas la moindre parcelle de son Empire et rien ne pouvait
aller à l'encontre des ses décisions et de sa puissance.
Pilate,
fort de ces ordres, donna l'ordre d'arrêter la famille de Jésus et ses partisans
dans les délais les plus brefs.
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Joseph
d'Arimathie faisait toujours parti du Sanhédrin. Les autres membres ne lui faisaient
pas confiance depuis qu'il avait donné son tombeau à la famille de Jésus. Depuis
la mort du Christ, Joseph avait pris la décision de faire creuser un nouveau tombeau
pour lui et les siens. Ce nouveau tombeau se trouvait à quelques dizaines de mètres
du tombeau royal. Joseph faisait ce qu'il avait dit à Marie-Madeleine.
Cette
construction ne faisait qu'apporter de l'eau au moulin des membres du Sanhédrin
qui ne voyait en Joseph qu'un traître de la communauté Juive.
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Les chuchotements s'arrétaient à chacun de ses passages. Joseph se sentait seul. Il savait qu'ils allaient frapper, mais quand ? Les réunions du Sanhédrin étaient pour lui une torture, mais il ne voulait pas plier l'échine devant ceux qui avaient crucifié son maître, son Roi, leur Roi.
Parmi les membres du Sanhédrin quelques-uns lui prouvaient leur soutien par de discrets regards. Les paroles de Jésus faisaient leur travail de sape dans cette société décadente qui n'était plus juive et qui n'était pas Romaine.
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A
la fin de l'une de ces réunions, un homme s'approcha de Joseph. Il l'entraîna
discrètement dans un recoin sombre de la pièce :
-
Que me veux-tu ? Demanda Joseph. - Joseph, ce matin j'étais au palais de Pilate
- En quoi veux-tu que cela m'intéresse ! - Laisses-moi parler, Joseph. J'ai
réussi à savoir que Pilate avait reçu des ordres très stricts de Rome.
- Lesquels ? Demanda Joseph inquiet.
- César lui a ordonné d'arrêter et de tuer toute
la famille de Jésus le Nazoréen et d'arrêter un maximum de ses partisans pour
tuer la rébellion dans l'œuf. - Qui me prouve que tu dis vrai Samuel ?
- Rien, fais-moi confiance, j'ai toujours été ton ami Joseph. Fuis ! Emmènes Marie-Madeleine
et l'enfant et fuyez.
- Comment ? Je suis sûrement surveillé par le Sanhédrin.
- Tu l'es, en effet ! Je vais t'aider. Mais il faut que vous partiez.
Prenez la mer et allez en Grèce.
- Non, pas la Grèce ! Nous irons en Gaule ! - Comme
tu le veux !
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La
fuite s'organisa rapidement. Quelques jours plus-tard, Samuel avait
trouvé un bateau. Marie-Madeleine ne voulait pas quitter le pays.
Elle savait qu'en le quittant, elle n'y reviendrait sûrement plus.
Joseph d'Arimathie finit par la raisonner. " Ma reine, je t'en prie,
fais le pour ton fils. Il doit continuer l'œuvre de Jésus. Il y a
en Gaule une communauté juive très importante. Je connais bien le
Rabin qui la dirige. Les juifs de Gaule sont plus proches de la parole
de Jésus que les juifs pervertis de Jérusalem qui ne pensent plus
qu'à vendre au Temple et s'acoquiner avec les Romains.
-
Mais Joseph, la Gaule est sous le joug de Rome ! - Jamais Rome ne viendra
nous chercher en Gaule. Au mieux ils penseront que nous aurons accosté du coté
de Massilia et nous ferons tout pour qu'ils le croient. - Où se trouve donc
cette communauté que tu connais ?
- Elle se trouve dans la septième province de Rome. La ville
s'appelle Narbo Martius. Nous y serons en sécurité et je suis
sûr que nombreux sont ceux qui reconnaîtront Jésus comme
Messie-Roi d'Israël.
- Joseph, je t'ai toujours fait confiance, Jésus t'aimait et te respectait, je
me plie donc à ta sagesse. - Ainsi soit-il ! Dit Joseph.
Ils
avaient pris leur décision. Ils furent près d'une dizaine à partir. Joseph d'Arimathie,
Marie-Madeleine, Marthe, Lazare, Marie Jacobé, Marie Salomé, Sidoine, Maximin
et Sarah seront leurs compagnons de voyage et d'éxil.
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 | Bien
que le bateau fut important, la traversée fut dure. Elle dura près d'une semaine.
Ils essuyèrent deux terribles tempêtes qui mirent à mal le navire. Finalement,
au bout de six jours, ils accostèrent près d'un petit village sur la cote ouest
Méditerranéenne de la Gaule.
Les
habitants les accueillirent et les hébergèrent. Les Gaulois étaient
accueillants et beaucoup d'entre eux se rappelaient qu'un peu plus
de quatre-vingts ans auparavant, un de leurs chefs avait soulevé
la Gaule pour résister à l'hégémonie romaine. Ils avaient accepté,
contraints, la Pax Romana mais ils ne manquaient pas de résister
dés qu'ils le pouvaient. Ces gens qui avaient abordé sur leur côtes
étaient, pour eux des opposants à Rome, c'est tout ce qui comptait.
Le
Chef du Village connaissait l'existence de la grande communauté
juive de Narbo Martius. Il leur fournit une escorte pour les conduire
par des chemins sûrs hors de portée des patrouilles romaines.
Marie-Madeleine,
Joseph d'Arimathie et leurs compagnons furent accueillis et reconnus par la Communauté
Juive de Narbo Martius
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Marie-Madeleine
ne revit jamais la Palestine et la Galilée. Elle mourut âgée. Son fils grandi
dans le souvenir et les commandements de son Père. Il poursuivit l'enseignement
de son Père dans la communauté. Les Rabbins de Narbo Martius protégeaient le fils
du Christ. Le temps fit son œuvre, le message de Jésus fut repris par des Gaulois,
une nouvelle philosophie naissait.
Les
Rabbins de Narbo Martius, à la mort de Marie-Madeleine, décidèrent
de cacher son corps. A Narbo Martius coulait le fleuve Atax, les
habitants de la ville savaient qu'il prenait sa source dans de hautes
vallées inexpugnables. Les habitants de ces contrées étaient les
Volsques Tectosages. Beaucoup d'entre eux avaient réservé une oreille
positive aux paroles de Jésus.
A la demande des Rabbins de Narbo Martius, ils acceptèrent de recevoir
le corps de Marie-Madeleine au sein d'un de leur oppidum.
Perché au sommet d'une colline, l'oppidum surplombait deux vallées.
Celle de l'Atax, de la Sals.
Le corps de Marie-Madeleine fut inhumé dans une crypte profonde
créé par une faille naturelle. Son fils, bien plus tard,
la rejoindra dans l'éternité.
Devant
l'échec de Pilate, Lucius Vitellius le destitua en 36 et le rappela sur Rome.
Mis à l'écart, il fut envoyé à Vienne en Gaule où il se donna la mort
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| Devant
la fuite de la famille Royale, un homme à la solde du Sanhédrin, reprit et déforma
la parole du Christ que Jacques perpétuait depuis la mort de son frère. Cet homme
s'appelait Paul ! Il généra les préceptes de l'Eglise Chrétienne.
Pendant
ce temps, du coté de Narbo Martius, une nouvelle philosophie, basée sur les vrais
préceptes de Jésus prenait naissance.
L'Eglise
de Paul mit tout en œuvre pour retrouver les descendants de Jésus ainsi que le
corps de Marie-Madeleine et de son fils. Jamais ils ne trouvèrent. Tout un réseau
secret s'organisa pour protéger les dépouilles royales.
L'Eglise
de Rome, devant ses échecs à retrouver les tombeaux, préféra circonscrire les
lieux et les surveiller. Cette région de la Haute-Vallée de l'Aude était dangereuse
pour elle. Il fallait être vigilant et ne pas perdre ce coin de Gaule de l'œil.
|

. Ce
néo-péplum n'a que la prétention de soutenir une théorie sur la descendance du
Christ. Bien sur elle ne se base que sur des raisonnements purement intellectuels
et il est bien évident qu'aucunes preuves tangibles ne peuvent accréditer cette
théorie. C'est d'ailleurs l'argument premier qu'auront les détracteurs pour dire
que cette idée est complètement loufoque, voir stupide et au pire, hélas, sacrilège.
Elle tente de comprendre d'une façon historique l'histoire de Jésus et
de ses préceptes. Depuis quelques années, un courant d'idée tend à affirmer
que le Christ n'est pas mort sur la croix et qu'il aurait été remplacé
par un frère jumeau tombé à propos pour le remplacer lors de la crucifixion.
Nous
pensons, en effet, que Jésus est mort sur la croix, pour la simple et bonne raison
qu'il prétendait au trône d'Israël et que cette position n'était pas conciliable
avec l'esprit de Rome.
De
plus, Jésus a été " lâché " par les membres du Sanhédrin qui s'accommodaient parfaitement
de l'occupation Romaine. Un Jésus, descendant de David, sur le trône aurait été,
pour eux, le glas de leur place privilégiée au sein du monde Juif de l'époque.
Un Jésus sur le trône aurait été le signe d'une réforme radicale de la loi Juive
qui aurait été basée sur la tolérance au lieu de la rigidité de la loi du Talion.
De plus, l'arrivée de cet homme sur le trône d'Israël aurait fait de lui un Roi
politique mais aussi un Roi Religieux. Il aurait, en effet, été le Premier Pape,
de la loi Juive Réformée.
Donc
Rome et les autorités religieuses juives devaient se débarrasser de cet encombrant
agitateur, mais aussi de sa famille. Laisser vivre une descendance était le risque
de voir se reproduire les mêmes évènements dans une vingtaine d'année. Le risque
était trop grand. Notre Néo-Péplum propose une thèse de la fuite de la famille
royale d'Israël vers la Gaule.
Déjà,
sous Rome, la Ville de Narbonne comptait une forte communauté juive. Il semble
évident, que des fuyards, quelqu'ils soient sont toujours à la recherche de lieux
où ils trouveront des amitiés et des partisans sincères.
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Quoi
de plus normal pour des juifs en fuite de s'intégrer dans une communauté juive
en place, connue et respectée.
s  | Près
de Perpignan, au nord-est, il existe un village qui se nomme " Sainte-Marie".
Nous avons bien dit au nord de Perpignan. Ce village n'a rien à voir avec celui
des Saintes-Maries-De-La-Mer en camargue.
Peut-être
que ce toponyme est là pour rappeler un évènement extraordinaire
qui s'est passé près de ce lieu, il y a près de deux-mille ans ?
Il est bien évident qu'il y a peu de chance que ce soit Ce village
qui est vu accoster le bateau esquinté des fuyards. Les niveaux
de la Méditerranée ont beaucoup évolué durant cette période.
De
plus, il semble assez incongru que des fuyards du régime Romain tentent de se
cacher dans la ville Gauloise où les Romains ont une flotte et un casernement
de premier ordre.
Bien
sur Narbonne compte de nombreux soldats, mais pas autant que Marseille.
Il
semble assez vraisemblable que Marie-Madeleine, Joseph d'Arimathie et leurs compagnons
aient pu accoster au large de Perpignan et de là s'être rendus à
Narbonne..
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Notre
néo-péplum nous apprend qu'à sa mort le corps de Marie-Madeleine aurait
été caché dans une région reculée de la vallée de l'Atax. Atax est l'ancien
nom de la rivière Aude. En effet, le village de Rennes-Le-Château aurait
pu être un des lieux idéaux pour cacher la dépouille de la Sainte et de
celle de son fils et peut-être des descendants de son fils.
Mais
bien avant d'être Rennes-Le-Château le village fut probablement Rhédae, et avant
cela un oppidum.
Cette
région de l'Aude est étonnante par sa concentration en appareils militaires. Il
semble qu'au travers des siècles ils aient été réalisés pour que le centre de
l'Aude soit inexpugnable. Ce que l'on appel aujourd'hui " les châteaux Cathares
" ont été, avant tout, des places fortes.
Les
emplacements de ces places fortes font penser à la défense que l'on doit à un
écrin. Si nous admettons que Rennes-Le-Château est le lieu d'inhumation de Marie-Madeleine,
nous pouvons être certains que l'Eglise Catholique savait parfaitement dans quelle
région se trouvaient les tombeaux. La croisade des Albigeois a pour elle été un
bon prétexte pour, peut-être les chercher.
Il
est assez étonnant d'entendre le silence qui entoure la prise de Rennes-Le-Château
par les hommes de Simon de Montfort. On connaît le jour et la durée
de la prise du Château de Coustaussa, au pied de Rennes-Le-Château,
avec force détails, château d'ailleurs qui se rendit sans combattre.
Par contre, pour ce qui est de Rennes-Le-Château, nous ne savons quasiment
rien. Et pourtant la place était encore importante pour l'époque.
La prise de Rennes-Le-Château par Henri de Trastamare est connue et
racontée en détail. Elle présente un village hautement fortifié, équipé
de remparts dignes de ce nom. Et pourtant Trastamare pris Rennes-Le-Château,
près d'un siècle après que Simon de Montfort ait envahi le Languedoc.
D'ailleurs Simon de Montfort était le pion idéal pour cette quête.
Il lui avait été demandé de tuer de l'hérétique, chose qu'il faisait
parfaitement bien, pendant que des religieux illustres avaient peut-être,
eux la mission de chercher ce que l'Eglise voulait trouver. Est-ce
pour cela qu'un homme aussi illustre que Pierre des Vaux-de-Cernay
fut désigné pour suivre Montfort ?
Car rappelons nous que Montfort, tout comme les Voisins ou les Levis,
étaient de petits seigneurs de l'Ile de France. Nous dirions " petits
seigneurs sans importance " ! |
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Les
Cathares sont souvent liés au Graal avec raison ou non. Il est certain
qu'ils suivaient une religion proche des paroles du Christ, ils repoussaient
l'Eglise de Rome qu'ils considéraient corrompue et vénale. Est-il possible
de penser qu'ils connaissaient le secret de Rennes-Le-Château ?
| L'église
de Rennes-Le-Château est assez exceptionnelle. Pas tant par la décoration que
Bérenger Saunière réalisa au XIXeme siècle mais bien plus par son architecture.
Nous avons déjà souligné la présence
d'une pièce d'architecture particulière. Il s'agit d'une litre. Une litre
est l'incrustation de pierres plus claires à une hauteur constante et d'une largeur
constante sur le pourtour d'un édifice religieux. Cette litre est une indication
de la qualité du lieu de culte. Sa présence spécifie qu'en ce lieu, un personnage
important, un roi, un prince ou un saint est inhumé.
Certains
nous dirons que se sont les Seigneurs de Rennes qui sont inhumés
ici. Certes, ce fait est incontestable, mais la litre n'est pas
la marque pour de simples seigneurs.
Devons-nous
penser que la décoration de l'église par Bérenger Saunière et que ses constructions
qui se réfèrent en permanence à Marie-Madeleine nous conduisent à rechercher le
tombeau de la Sainte ? Mais peut-être aussi à celui de son ou de ses enfants ?
|
Il
est un fait que Bérenger Saunière appuie lourdement sur la symbolique
liée à la sainte. Rarement une église consacrée à un saint a tant de référence
à celui-ci ! Ca finit par en être déplacé.
En
ce cas nous pourrions mieux comprendre les réactions de l'église à l'encontre
de Bérenger Saunière. Nous comprendrions mieux pourquoi, une lignée de
prêtres s'est succédée à Rennes-Le-Château semblant protéger un secret
? Nous comprendrions mieux pourquoi, la famille de D'ables avait pour
emblème sur son blason une pièce unique : Une étoile de David. Descendant
de Marie-Madeleine et de Jésus ou gardien du secret ? Gardien du Graal
?
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