| L'implication
de l'Église Si
nous reprenons notre étude, nous nous rappelons que l'actuel village de Rennes-Le-Château
est bâti sur les "ruines" de la
cité "haute" de Rhédae. Cité construite, au départ, par les Wisigoths.
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Il
est reconnu qu'après le sac de Rome, en 410, les Wisigoths s'emparent de son trésor,
constitué des butins des Romains acquis lors de leurs conquêtes au travers des
siècles. Un passage de la conquête de Rome est pour nous plus intéressant. En
70, l'empereur Vespasien charge son Fils Titus de faire le siège de Jérusalem.
Finalement il prendra la ville et la mettra à sac en s'emparant du Trésor. Afin
de commémorer la campagne de Titus, les Romains élèvent un arc de triomphe que
l'on peut encore voir de nos jours. Plusieurs scènes y sont gravées, dont celle
du défilé de l'empereur accompagné de ses prisonniers et du butin pris à l'ennemi.
Nous pouvons y voir un grand chandelier à sept branches de riche facture et porté
par plusieurs hommes. Pour beaucoup d'historiens, ce chandelier à sept branches
serait la menora juive. Ce chandelier est un des principaux symboles de la religion
juive. Cet élément était placé dans la pièce juste avant le Saint des Saints,
lieu où était maintenue l'Arche d'Alliance et que seul le Grand prêtre pouvait
voir, une fois par an au moment de la fête de l'expiation. |
Il
est donc établi que les Romains rapportèrent avec eux la Menora, ce haut symbole
de la religion juive. Juste une petite parenthèse, en ce qui concerne l'Arche
d'Alliance, il est certain qu'elle ne se trouvait plus dans le Temple de Salomon
au moment de l'invasion Romaine à Jérusalem. On peut probablement en conclure,
que lors de leur prise de Rome, en 410, les Wisigoths s'emparèrent probablement
de la Menora et du reste du trésor. On sait que les Wisigoths étaient de religion
Chrétienne Arienne, et que par définition, ils connaissaient la Bible et les évangiles.
Nous pouvons donc penser avec une certaine sûreté, qu'ils reconnurent parfaitement
cet objet du culte Juif et l'importance qu'il revêtait, tant sur un aspect tésoraire,
que sur un aspect philosophique et religieux. N'oublions pas que les Juifs lui
attribuaient des pouvoirs occultes puissants. |
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Au
fil des recherches historiques, on sait que les Wisigoths s'implantèrent
dans la région toulousaine, où ils fondèrent Toulouse et Carcassonne.
Carcassonne qui, pour certains auteurs, aurait été la ville dépositaire
du Trésor Philosophique des Wisigoths. Il semble qu'ils faisaient
une nuance importante entre un trésor de monnaies sonnantes et trébuchantes
avec un trésor d'objets ayant des rapports avec l'art ou la religion.
Lorsque
les Francs, conduits par Clovis, les repoussèrent aux limites de
leur domaine, les Wisigoths se retirèrent dans la haute vallée de
l'Aude et probablement à Rhédae. Nous pouvons donc supposer, à juste
titre, que le Trésor "Philosophique" fut ramené vers cette place
Forte. La question que nous devons nous poser est la suivante :
Ce trésor a-t-il été placé dans Rhédae, pour une durée limitée et
donc transféré vers Tolède, ou bien y est-il resté en partie ?
Cette question est
lourde de conséquence ! Bien que considérés comme hérétiques par
l'Église officielle, les Wisigoths n'en étaient pas moins des Chrétiens.
L'Église aurait-elle eu connaissance de ce dépôt ?
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On
l'ignore ! Par contre la réaction de l'Eglise et des Papes fut remarquable
à l'encontre de cette région. Même, s'ils ne surent pas le lieu
exact du fabuleux dépôt, ils décidèrent de surveiller de très près
les alentours de ce village qui devenait Rennes-Le-Château. Quels
sont les moyens que les Papes mirent en œuvre ? Et bien, le plus
sur de l'époque. Des moyens d'une efficacité démontrée, des hommes
connus pour leur discrétion et leur efficacité, des hommes, surtout,
qui n'avaient à répondre qu'à un seul maître : Le pape. Ces hommes
étaient les Templiers.
Leur
implantation sur le plateau des Rennes-Le-Château et ses alentours proches est
étonnante. L'Ordre des Templiers avait implanté une commanderie au Bézu et possédait
une place forte dominant le plateau au lieu dit "les Tipliés". Les ruines
de ce château portent actuellement le nom de "Château des Templiers"
et sont encore visibles du point de vue de Rennes-Le-Château. |
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| Les
Templiers ne s'implantèrent pas qu'au Bézu. Il est reconnu qu'une ferme Templière
exista au pied de la falaise de "la pique" au lieu dit "la Valdieu". La
concentration Templière dans cette région est importante. On sait que les Templiers
exploitèrent des mines d'argent abandonnées des Romains au cours de l'Antiquité. Une
autre commanderie importante, était implantée à Luc-Sur-Aude, proche de Rennes-Le-Château.
Actuellement,
il est communément admis que les commanderies étaient éloignées
les unes des autres par une journée de cheval, permettant ainsi
aux voyageurs de trouver des abris sûrs pour passer la nuit. Cette
règle ne semble pas avoir été appliquée à la région concernée par
notre étude
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Quelle
était la position exacte des Templiers vis à vis du site de Rennes-Le-Château
? Il est bon de noter que ce même Ordre, à son époque embryonnaire,
avait été mandaté par le Pape pour aller faire des recherches à
Jérusalem. Ensuite on lui demanda de s'implanter sur le plateau
de Rennes-Le-Château qui à l'époque, pourtant ne revêtait plus l'aspect
stratégique qu'il avait au moment de l'implantation Wisigothique.
L'Ordre des Templiers ne semble pas avoir notifié dans ses statuts
une fonction d'Archéologues !
La
mémoire Templière dans la région est forte, puisque encore de nos jours des légendes
circulent toujours sur eux. Les Templiers du Bézu ont fortement marqué la tradition
locale. L'Ordre
des Templiers n'implantait pas des places fortes, des fermes, ou des commanderies,
sans y avoir un intérêt ! Bien qu'individuellement pauvre, les Templiers avaient
le but d'accroître les richesses de l'Ordre. C'est ce qui leur valu le retentissant
procès que nous connaissons. Ce procès n'avait-il pas pour but caché de s'emparer
de l'incroyable fortune du Temple ? D'ailleurs, nombreux sont ceux à dire que
cette fortune n'était que la partie "visible" de leur trésor, la partie
"invisible" étant probablement plus philosophique et sûrement plus spirituelle. |
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D'ailleurs,
il est "amusant" de faire le pendant entre le procès des Templiers et
celui de Bérenger Saunière ! Les mêmes principes ont été appliqués ! Heureusement
pour Saunière que les bûchers n'étaient plus de mise au XIX ème siècle. On se
rend compte, à toutes proportions gardées, que l'énergie que développa l'Eglise
à l'encontre des Templiers et de Saunière est relativement étonnante. Il faut
croire que le secret est important. Mais
revenons aux Templiers ; tout se passa bien jusqu'à la période de la croisade
contre les Albigeois dirigée par Simon de Montfort. D'après ce qui nous est revenu
de ces époques lointaines, il semble que les Templiers eurent une attitude tout
à fait étonnante vis à vis des Cathares de la région de Rennes-Le-Château. Des
auteurs rapportent que les Templiers ouvrirent les portes de la commanderie du
Bézu aux hérétiques poursuivis par les hommes de Monfort. Il est même rapporté
que certains Templiers sortirent l'épée contre les croisés pour s'opposer à la
poursuite des Cathares. Ce geste étant d'une gravité extrême, puisque les statuts
de l'Ordre interdisaient de lever l'épée sur un Chrétien. D'autant que l'attitude
des Templiers vis à vis d'hérétiques est parfaitement antagoniste à leurs statuts
et à leur fonction. Ne devaient-ils pas combattre l'hérétique à tous crains ? |
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De
part leur attitude, les Templiers s'opposaient à l'Eglise et au
pape. Tacitement, et avec cette prise de position, ils devenaient,
de fait, des hérétiques. D'autre part, en 1307, lorsque l'ordre
d'arrestation des Templiers fut envoyé au travers du royaume de
France et aux différents souverains des pays frontaliers, les Templiers
du Bézu accueillirent leurs visiteurs, venus les appréhender, avec
le fil de l'épée. Il est vrai qu'en ces temps, ils étaient sur le
territoire du roi d'Aragon. Quoiqu'il en soit les Templiers de cette
région avait une attitude… pas très catholique !
Il semble évident qu'une
fracture importante serait née au moment de la Croisade des Albigeois entre l'Eglise
et les Templiers. Il est également évident que cet Ordre de moines soldats avait
un intérêt à s'implanter dans la région de Rennes-Le-Château. Dans un premier
temps, parce que l'Eglise en avait probablement donné l'ordre et ensuite parce
que les Templiers y trouvèrent, eux aussi, un intérêt évident.
Si
l'Eglise connut la teneur du secret de Rennes-Le-Château on peut
supposer que les mêmes Templiers, ne souhaitèrent pas remettre le
secret de Rennes-Le-Château à cette même Église. Peut-on supposer
que le mystère de Rennes-Le-Château ait été un des vecteurs déclenchant
du procès des Templiers ? Bien que Clément V ne le souhaitait pas
au départ de l'affaire Templière !
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Peut-on
penser que les Wisigoths, les Templiers et l'Eglise se soient tant
impliqués pour le menora juif ? Ou alors doit-on comprendre que
le Trésor de Jérusalem était constitué d'autre chose que des valeurs
trésoraires ? Ces autres valeurs peuvent-elles avoir des relations
avec les bases du Christianisme ? Peut-on lier le reniement de Jésus
par les Templiers au secret de Rennes-Le-Château ?
Après
tout, il ne serait pas stupide que les juifs gardent un secret lié directement
à Jésus ! Un secret permettant de démanteler les thèses de l'Église Chrétienne.
N'oublions pas que
Jésus était Juif et que par la même il suivait la loi Juive ! En
aucun cas Jésus n'aurait dérogé à cette loi, seul son message de
paix est purement innovant par rapport à la Bible. Mais en aucun
cas Jésus ne s'est démarqué de la loi Juive !
A plusieurs reprises,
il est appelé "Rabbi" dans les évangiles par ses disciples et par
ceux qui viennent à sa rencontre. Le passage de sa rencontre avec
Marie Madeleine est un des passages des évangiles les plus intéressants,
cette femme semble porter les pires crimes que la loi Hébraïque
puisse concevoir.
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Dans
son évangile, Jean est le seul à rapporter l'épisode des noces de Cana ! Cet épisode
tout à fait particulier où Jésus, outre le miracle du vin, semble être considéré
comme le maître de cérémonie ! Dans ce cas, deux hypothèses sont envisageables
: soit Jésus est d'un tel rang qu'il est considéré comme étant le maître de séant,
soit nous assistons aux noces de Jésus lui-même, ce qui de fait, en fait le maître
de cérémonie.
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Bien que condamné par
le Sanédrine, Jésus est considéré comme un personnage important.
Rappelons-nous qu'il est condamné par Rome pour avoir osé s'approprier
un titre que l'occupant Romain ne pouvait admettre, celui de Roi
des Juifs. En un mot il prétendait au trône d'Israël et envisageait,
de part ce titre, de "bouter hors du royaume les envahisseurs",
qui en l'occurrence étaient les Romains.
Le
Sanédrine ne pouvait admettre cette position de la part d'un extrémiste
tel que se présentait Jésus. Son message de paix "Aimez-vous les
uns les autres" ne s'appliquant qu'aux juifs et surtout après la
destruction de l'occupation Romaine. Les Hébreux de l'époque s'accommodant
très bien de la "Pax Romana" préféraient, de loin, cette paix Romaine
au soulèvement d'un illuminé qui souhaitait monter sur le trône
d'Israël..
Quoi
qu'il en soit, le message de Jésus fut repris par ses apôtres qui l'accommodèrent
aux circonstances du temps. De plus en plus d'individus suivaient ce message de
paix qui finalement finissait par déstabiliser le monde Romain. Ce message transformé,
oubliait peu à peu, le message dynastique que voulait laisser Jésus. |
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En
tant que Rabbin, diminutif : Rabbi, Jésus devait faire souche pour
que de ses héritiers sorte un Rabbin qui lui-même continuerait la
lignée. Partant de ce principe, nous pouvons supposer que Jésus
fit souche et eut descendance. Selon un point de vue historique,
cette thèse n'a rien de choquante, selon un point de vue Chrétien,
elle bouscule ! Est-ce là le secret des Hébreux dont se seraient
emparés les Romains et puis les wisigoths ? Est-ce à cause de ce
secret que les Templiers renièrent Jésus en tant que Messie ?
Pour certains auteurs,
l'épouse de Jésus aurai été Marie-Madeleine ! Il est vrai que son
personnage est troublant au cours des évangiles. Elle est celle
que Jésus choisit pour chaque effet d'annonce ! Bien que sous-jacent,
et à l'analyse, on s'aperçoit que cette femme est un personnage
de tout premier plan.
Peut-on
croire qu'elle fut l'épouse de Jésus ? En ce cas on comprend que l'Église ne puisse
souhaiter la divulgation de cette information. |
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Sauf,
jusqu'au jour où elle compris qu'elle ne pouvait plus contenir le
secret. En effet, les hommes, au fil du temps, prennent une émancipation
de pensée et ne se contentent plus des idéologies toutes faites.
La révolution Française mobilise les hommes et les idées. Des hommes
comme Jean-Jacques Rousseau ou Voltaire, apprennent au commun des
mortels à penser par lui-même. Malgré ce raz-de-marée philosophique
qui inonde l'Europe ; l'Église espère tenir pied et reconquérir
ce qu'elle à perdu. Les guerres de Vendée et les horreurs qui y
sont liées, montrent jusqu'à quel point l'Église est prête à sacrifier
le meilleur de son sang pour défendre son idéologie qui se résume
à : "Si tu ne sais pas ou si tu ne comprends pas, Dieu est là pour
le faire pour toi ; et rappelles toi que Jésus son fils est parmi
nous et te juge dans tous tes actes". Rien de tel pour faire trembler
l'esprit simple !
Et
puis "l'horreur républicaine" finit par l'emporter, l'Église n'a plus
le choix elle doit capituler ! Capituler, certes mais pas perdre la face ! En
aucun cas elle ne veut que son secret soit divulgué. |  |
Discrètement,
elle met en place un réseau de prêtres au travers de la France qui luisont
dévoués et qui souhaitent faire perdurer le plein pouvoir de leur Église.
Ce réseau de prêtres, complètement à la solde de leur maître, ne connaissent
pas les tenants et les aboutissants de la manœuvre de leur maître. Seul
un petit collège d'ecclésiastiques connaît le vrai secret.
La
seule chose qui leur manque est la destruction de la preuve tangible de l'aspect
humain de Jésus.
Si
Jésus a eu descendance, rien ne prouve que cette descendance existe toujours.
Après tout, la communauté Juive européenne détiendrait là une arme de
choc . Imaginez qu'elle puisse prouver que Jésus eut descendance ? Et
bien fini le Christianisme tel que nous l'entendons ! Finie l'immunité
des horreurs commises au nom d'un Dieu et d'un Fils juste et bon ! En
un mot : finie la civilisation Chrétienne telle que nous l'entendons.
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La
Révolution Française amène la liberté de penser et de Religion,
les Juifs ne sont plus considérés comme les ennemis de la Chrétienté,
ils sont des Hommes à part entière. L'Église ne comprend plus sa
fille aînée elle doit réagir !
Elle
mobilise ses prêtres dévots et leur demande de s'engager dans un débat idéologique.
Les prêtres loyalistes apparaissent et se mobilisent.
Elle met tout en oeuvre
pour faire osciller la République sur ses bases de manière à restaurer
la Monarchie et, par là même, reprendre le rang qu'elle avait. Sournoisement,
elle mène une action à l'encontre des groupements philosophiques
et religieux. Les Francs-maçons et les juifs sont de nouveau condamnés
par bulles papales.
C'est
moins d'un siècle plus tard qu'un jeune curé d'une trentaine d'année prend possession
de la cure de Rennes-Le-Château, petit village de l'Aude d'apparence insignifiante. |
Ce
jeune curé, monarchiste dans l'âme, se bat pour la restauration de la monarchie
avec ses moyens. Puis il découvre, de façon inopinée ou dirigée, le secret de
l'antique ville de Rennes-Le-Château. Pour lui c'est le drame, il découvre la
vérité. Celle connue des Wisigoths, des Templiers, et des Juifs. Il doit penser
différemment, revoir ces convictions. Il comprend que le message de Jésus a été
dénaturé. Il comprend et décide de prêcher une nouvelle religion, celle que Jésus-Roi
prônait. Mais là il se heurte de front à ses supérieurs. Non pas Monseigneur Billard
qui connaissait le secret de Rennes-Le-Château sans pour autant en voir la preuve,
mais à Monseigneur de Beauséjour, intégriste dans l'âme et à la solde évidente
du Pape.
La
puissance de l'Église s'abat sur lui de la même manière dont les Templiers furent
victimes cinq siècles auparavant. Il sera détruit et réduit au silence. Le secret,
bien que connu de l'abbé, ne sera jamais en possession de l'Église, mais elle
fera tout pour que ce secret ne sorte pas de ce pauvre village perdu sur sa colline.
Malgré tout, l'Église s'inquiète,
l'alerte, à cause de ce maudit curé, a été chaude. Elle a encore à craindre le
soubresaut de cette engeance que sont les juifs. Elle décide de réagir ! L'attaque
vers les Juifs est simple, dans la mémoire collective "le Juif" est
l'ennemi. Il suffit d'attiser les feux qui dorment dans la mémoire collective
depuis la nuit des temps pour arriver à ces fins. Comme
par hasard, c'est dans les années 1800 qu'apparaissent les "Protocoles des
Sages de Sion", un opuscule mettant à jour les grands traits de la politique
raciale des juifs à l'encontre des non-juifs. Hélas, ces tristement célèbres
protocoles seront un des leitmotivs du nazisme naissant dans les années 1930 pour
s'attaquer à la communauté juive d'europe. |
| De
là, l'Eglise, avec le temps, réussit à écarter la menace juive détentrice du secret
de l'Eglise. Détentrice du secret, mais non en sa possession. La
seconde guerre mondiale éclate, le monde se convulse dans les horreurs de la guerre.
La libération des pays occupés par les forces alliées met à jour l'horreur des
camps de concentrations. Que fit l'Eglise pendant ce temps ? Rien ! Sans l'approuver,
l'Eglise ne dénonce pas pour autant la politique d'extermination nazie.
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Cette
sombre partie de notre histoire passa et le monde se redressa doucement.
L'histoire de Rennes-Le-Château fut peu à peu oubliée, Bérenger
Saunière n'était plus qu'un souvenir des habitants et Mademoiselle
Marie qui vivait dans un relatif confort. Jusqu'au jour où devant
l'afflux de plus en plus important de la fausse monnaie issue de
la seconde guerre mondiale, le gouvernement de l'époque décide,
de façon draconienne, de changer les différentes coupures de monnaies
utilisées en France.
Il était possible de
changer sa monnaie contre justification de ses revenus. C'était
la seule solution qu'avait trouvé l'Etat pour repérer les faux monnayeurs
ou les trafiquants. Marie Denarnaud se trouva dans un profond embarras.
Comment allait-elle justifier la somme d'argent importante qu'elle
avait en sa possession ? D'autant qu'elle ne justifiait d'aucuns
revenus. Des habitants du village se rappellent l'avoir vu brûler
des tas impressionnants de billets de banques devenus obsolètes..
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Tout
était réglé ! L'histoire de Saunière allait passer dans l'oubli, Marie
Denarnaud n'avait plus de moyens, les juifs avaient autre chose à faire
que de s'occuper du secret de l'Eglise ; en un mot l'Eglise gagnait la
partie par un superbe échec et mat.
Mise en échec,
certes, mais le Mat n'était pas encore atteint, mais ça l'Eglise ne le savait
pas. Celui par qui le "scandale" arriva n'était pas prévu. Il s'appelait
Noël Corbu et décida de faire de l'argent avec l'histoire de Bérenger Saunière.
Tout recommençait, tout repartait quasiment à zéro. L'époque était différente,
et les gens de l'après guerre étaient avides d'informations. Un nouveau combat
allait commencer pour l'Eglise. Noël
Corbu n'avait sûrement jamais imaginé l'ampleur qu'allait prendre sa "petite
idée commerciale".
Il est incontestable que dès le début de l'histoire de Bérenger Saunière
ses autorités connaissaient les activités du prêtre. A son arrivée
à la cure de Rennes-Le-Château, Bérenger Saunière avait comme autorité
hiérarchique, Monseigneur Billard. Beaucoup ont prétendu que Saunière
avait été nommé dans un but très précis à Rennes-Le-Château.Il est
actuellement impossible de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse.
Il est vrai que l'attitude de Monseigneur Billard vis à vis de Bérenger
Saunière est étonnante. On sait que lors de la prise de position du
prêtre au moment des élections de 1886, Billard s'empressa de trouver
une solution pour que son jeune collègue ne reste pas sans revenus.
D'autre part, Monseigneur Billard ne put ignorer les travaux tout
à fait particuliers qu'effectua Bérenger Saunière, aussi bien dans
le jardin de l'église, que dans l'église elle-même. Comment a pu réagir
Billard en voyant la représentation du Diable à l'entrée de l'Eglise,
ainsi que la représentation de Marie et de Joseph, se faisant face
et portant l'un et l'autre l'enfant Jésus ? De même, quelle fut sa
réaction devant le pilier posé à l'envers dans le petit jardin de
la Vierge ?. A mon goût, elle fut simple, il laissa faire car il savait
pourquoi cela avait été fait. Jamais un Évêque n'aurait laissé mettre
à bat les symboles de la religion sans être parfaitement au courant
des intentions de son curé. Cette affirmation a des conséquences importantes,
elle entraîne l'admission de l'existence d'un courant de pensées particulier
au sein même de l'Eglise de Rome. De nombreux historiens reconnaissent
l'existence de plusieurs courants de pensées au sein même de l'Eglise
et du Vatican. Cela a toujours été bon nombre de ces courants ont
été les moteurs des différents schismes que l'Eglise a connu. Dans
notre cas précis, il semble que ce courant de pensées doit être relativement
important puisqu'il mobilisa un grand nombre de forces et de moyens. |
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Faudrait-il admettre que
Bérenger Saunière a été nommé à Rennes-Le-Château dans un but très précis
?
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Si
nous acceptons cette hypothèse, nous admettons l'existence d'un courant
de pensées relatif à cette fabuleuse affaire qui nous intéresse. Comme
nous le savons, il existe à toutes choses son inverse. C'est probablement
ce que dut vivre Bérenger Saunière lorsque Monseigneur de Beauséjour
prit la charge d'Évêque de Carcassonne. Il est notoire que dés cet
instant les affaires de Bérenger Saunière n'allèrent plus comme elles
avaient été durant la mission de Billard. Il est bien évident que
Beauséjour savait parfaitement que Bérenger Saunière avait acquis
tous les terrains et propriétés au nom de sa servante Marie Denarnaud.
Ce fut pourtant le point nodal des demandes d'explications à Bérenger
Saunière. Beauséjour appartenait à un courant de pensées, Saunière
à un autre qui lui était opposé. Les relations ne pouvaient être que
mauvaises. |
Il
est certain que Bérenger Saunière fut terrassé par le rouleau compresseur
que lui lança Beauséjour. On peut penser qu'il fut probablement "lâché"
par ses frères de pensées. Les évènements mondiaux de l'époque, l'arrivée
de la première guerre mondiale, fut sûrement la cause du "lâchage"
dont fut victime Bérenger Saunière. D'après ce que plusieurs auteurs rapportent,
Bérenger Saunière semblait refaire de grands projets à la fin de sa vie
! Ne voulait-il pas construire une grande tour du haut de laquelle il
voulait prêcher une nouvelle religion ? La fin de la guerre qui se profilait
n'était-elle pas pour lui le signe d'un renouveau ?
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Après
la mort de Bérenger Saunière, il semble que le mouvement fut interrompu
et que le schisme ne fut pas prononcé. Billard disparu, Saunière
également, plus de bras, plus de tête. L'Eglise reprit sa position
solide après la première guerre et tout repris son cours. A plusieurs
reprises de nombreux prêtres rendirent visite à Marie Denarnaud
pour lui demander de vendre à l'Eglise l'héritage qu'elle reçut
de son curé. Chaque fois elle refusa. Et puis un jour un évènement
imprévu se produisit, Marie Denarnaud vendit sa propriété en viager
à la famille Corbu. Comme raconté dans un autre chapitre du site,
la légende veut qu'elle promette aux Corbu de leur livrer un secret
qui les rendrait immensément riches. Hélas, elle s'éteignit sans
rien dire.
Les "fameux"
documents Lobineau et le sieur Plantard firent leur apparition. De là arriva le
fameux Prieuré de Sion qui se dit être à l'origine de l'Ordre du Temple. |
 |
Mais
qui a bien pu inventer une généalogie pareille si ce n'est l'Eglise ?
Seule l'Eglise connaît réellement les tenants et les aboutissants de la
triste affaire des Templiers. Ils furent fondés pour être justement l'outil
de cette Eglise qui ne pouvait se permettre des actes que seul un Ordre
militaire pouvait avoir. Déjà, en ces temps reculés, l'Eglise mandata
un certain nombre de Chevaliers Champenois en Terre Sainte pour partir
vers une quête que seul eux et l'Eglise connaissaient. Tout le monde s'accorde
à penser que les Templiers furent envoyés là bas pendant neuf ans avec
pour mission de rechercher quelques choses de très précis à Jérusalem.
Il a été mis à jour récemment à Jérusalem, des traces de fouilles, dans
les écuries de Salomon que les Historiens israéliens n'hésitent pas a
attribuer aux Templiers.
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Le
pseudo Prieuré de Sion permettait de légitimer la fracture entre
les Templiers et l'Eglise. Ce prieuré de Sion, ce nouveau bras "séculier"
aux mains de l'Eglise pour s'emparer du mystère de Rennes-Le-Château,
mystère qui de toute évidence gène et perturbe l'Eglise de Rome.
Le
Prieuré de Sion est une fantasmagorie philosophique et religieuse pilotée par
Rome et dont Pierre Plantard est l'homme de paille. Tant que des gens comme Plantard
seront là pour induire le chercheur vers de fausses pistes jamais le secret de
Rennes-Le-Château ne sera révélé. Il semblerait que le réel mystère de Rennes-Le-Château
ne soit pas détenu par l'Eglise, car sinon elle aurait eu tôt fait de le phagocyter
dans un décorum de pseudo centre religieux ou miraculeux, de la même manière qu'elle
le fit avec les lieux des anciennes religions. Alors,
elle part du principe que si elle ne détient pas le secret de Rennes-Le-Château,
il est inutile que d'autres s'en emparent, d'autant qu'il semble dangereux pour
elle. Il vaut mieux promener le chercheur vers des pistes où il pourra s'égarer
pendant des années. | 
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