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L'implication de l'Eglise
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C'est moins d'un siècle plus tard qu'un jeune curé d'une trentaine d'année prend possession de la cure de Rennes-Le-Château, petit village de l'Aude d'apparence insignifiante.
Ce jeune curé, monarchiste dans l'âme, se bat pour la restauration de la monarchie avec ses moyens. Puis il découvre, de façon inopinée ou dirigée, le secret de l'antique ville de Rennes-Le-Château. Pour lui c'est le drame, il découvre la vérité. Celle connue des Wisigoths, des Templiers, et des Juifs. Il doit penser différemment, revoir ces convictions. Il comprend que le message de Jésus a été dénaturé. Il comprend et décide de prêcher une nouvelle religion, celle que Jésus-Roi prônait. Mais là il se heurte de front à ses supérieurs. Non pas Monseigneur Billard qui connaissait le secret de Rennes-Le-Château sans pour autant en voir la preuve, mais à Monseigneur de Beauséjour, intégriste dans l'âme et à la solde évidente du Pape.
L'attaque vers les Juifs est simple, dans la mémoire collective "le Juif" est l'ennemi. Il suffit d'attiser les feux qui dorment dans la mémoire collective depuis la nuit des temps pour arriver à ces fins.
Comme par hasard, c'est dans les années 1800 qu'apparaissent les "Protocoles des Sages de Sion", un opuscule mettant à jour les grands traits de la politique raciale des juifs à l'encontre des non-juifs. Hélas, ces tristement célèbres protocoles seront un des leitmotivs du nazisme naissant dans les années 1930 pour s'attaquer à la communauté juive d'europe.
De là, l'Eglise, avec le temps, réussit à écarter la menace juive détentrice du secret de l'Eglise. Détentrice du secret, mais non en sa possession.
La seconde guerre mondiale éclate, le monde se convulse dans les horreurs de la guerre. La libération des pays occupés par les forces alliées met à jour l'horreur des camps de concentrations. Que fit l'Eglise pendant ce temps ? Rien ! Sans l'approuver, l'Eglise ne dénonce pas pour autant la politique d'extermination nazie.
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Cette sombre partie de notre histoire passa et le monde se redressa doucement. L'histoire de Rennes-Le-Château fut peu à peu oubliée, Bérenger Saunière n'était plus qu'un souvenir des habitants et Mademoiselle Marie qui vivait dans un relatif confort. Jusqu'au jour où devant l'afflux de plus en plus important de la fausse monnaie issue de la seconde guerre mondiale, le gouvernement de l'époque décide, de façon draconienne, de changer les différentes coupures de monnaies utilisées en France. |
Il était possible de changer sa monnaie contre justification de ses revenus. C'était la seule solution qu'avait trouvé l'Etat pour repérer les faux monnayeurs ou les trafiquants. Marie Denarnaud se trouva dans un profond embarras. Comment allait-elle justifier la somme d'argent importante qu'elle avait en sa possession ? D'autant qu'elle ne justifiait d'aucuns revenus. Des habitants du village se rappellent l'avoir vu brûler des tas impressionnants de billets de banques devenus obsolètes..
Tout était réglé ! L'histoire de Saunière allait passer dans l'oubli, Marie Denarnaud n'avait plus de moyens, les juifs avaient autre chose à faire que de s'occuper du secret de l'Eglise ; en un mot l'Eglise gagnait la partie par un superbe échec et mat.
Mise en échec, certes, mais le Mat n'était pas encore atteint, mais ça l'Eglise ne le savait pas. Celui par qui le "scandale" arriva n'était pas prévu. Il s'appelait Noël Corbu et décida de faire de l'argent avec l'histoire de Bérenger Saunière. Tout recommençait, tout repartait quasiment à zéro. L'époque était différente, et les gens de l'après guerre étaient avides d'informations. Un nouveau combat allait commencer pour l'Eglise.
Noël Corbu n'avait sûrement jamais imaginé l'ampleur qu'allait prendre sa "petite idée commerciale".
Il est incontestable que dès le début de l'histoire de Bérenger Saunière ses autorités connaissaient les activités du prêtre. A son arrivée à la cure de Rennes-Le-Château, Bérenger Saunière avait comme autorité hiérarchique, Monseigneur Billard. Beaucoup ont prétendu que Saunière avait été nommé dans un but très précis à Rennes-Le-Château.Il est actuellement impossible de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse. Il est vrai que l'attitude de Monseigneur Billard vis à vis de Bérenger Saunière est étonnante. On sait que lors de la prise de position du prêtre au moment des élections de 1886, Billard s'empressa de trouver une solution pour que son jeune collègue ne reste pas sans revenus. |
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D'autre part, Monseigneur Billard ne put ignorer les travaux tout à fait particuliers qu'effectua Bérenger Saunière, aussi bien dans le jardin de l'église, que dans l'église elle-même. Comment a pu réagir Billard en voyant la représentation du Diable à l'entrée de l'Eglise, ainsi que la représentation de Marie et de Joseph, se faisant face et portant l'un et l'autre l'enfant Jésus ? De même, quelle fut sa réaction devant le pilier posé à l'envers dans le petit jardin de la Vierge ?. A mon goût, elle fut simple, il laissa faire car il savait pourquoi cela avait été fait. Jamais un Évêque n'aurait laissé mettre à bat les symboles de la religion sans être parfaitement au courant des intentions de son curé. Cette affirmation a des conséquences importantes, elle entraîne l'admission de l'existence d'un courant de pensées particulier au sein même de l'Eglise de Rome. De nombreux historiens reconnaissent l'existence de plusieurs courants de pensées au sein même de l'Eglise et du Vatican. Cela a toujours été bon nombre de ces courants ont été les moteurs des différents schismes que l'Eglise a connu. Dans notre cas précis, il semble que ce courant de pensées doit être relativement important puisqu'il mobilisa un grand nombre de forces et de moyens.
Faudrait-il admettre que Bérenger Saunière a été nommé à Rennes-Le-Château dans un but très précis ?
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Si nous acceptons cette hypothèse, nous admettons l'existence d'un courant de pensées relatif à cette fabuleuse affaire qui nous intéresse. Comme nous le savons, il existe à toutes choses son inverse. C'est probablement ce que dut vivre Bérenger Saunière lorsque Monseigneur de Beauséjour prit la charge d'Évêque de Carcassonne. Il est notoire que dés cet instant les affaires de Bérenger Saunière n'allèrent plus comme elles avaient été durant la mission de Billard. |
Il est bien évident que Beauséjour savait parfaitement que Bérenger Saunière avait acquis tous les terrains et propriétés au nom de sa servante Marie Denarnaud. Ce fut pourtant le point nodal des demandes d'explications à Bérenger Saunière. Beauséjour appartenait à un courant de pensées, Saunière à un autre qui lui était opposé. Les relations ne pouvaient être que mauvaises.
Il est certain que Bérenger Saunière fut terrassé par le rouleau compresseur que lui lança Beauséjour. On peut penser qu'il fut probablement "lâché" par ses frères de pensées. Les évènements mondiaux de l'époque, l'arrivée de la première guerre mondiale, fut sûrement la cause du "lâchage" dont fut victime Bérenger Saunière. D'après ce que plusieurs auteurs rapportent, Bérenger Saunière semblait refaire de grands projets à la fin de sa vie ! Ne voulait-il pas construire une grande tour du haut de laquelle il voulait prêcher une nouvelle religion ? La fin de la guerre qui se profilait n'était-elle pas pour lui le signe d'un renouveau ?
Après la mort de Bérenger Saunière, il semble que le mouvement fut interrompu et que le schisme ne fut pas prononcé. Billard disparu, Saunière également, plus de bras, plus de tête. L'Eglise reprit sa position solide après la première guerre et tout repris son cours. A plusieurs reprises de nombreux prêtres rendirent visite à Marie Denarnaud pour lui demander de vendre à l'Eglise l'héritage qu'elle reçut de son curé. |
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Chaque fois elle refusa. Et puis un jour un évènement imprévu se produisit, Marie Denarnaud vendit sa propriété en viager à la famille Corbu. Comme raconté dans un autre chapitre du site, la légende veut qu'elle promette aux Corbu de leur livrer un secret qui les rendrait immensément riches. Hélas, elle s'éteignit sans rien dire.
Les "fameux" documents Lobineau et le sieur Plantard firent leur apparition. De là arriva le fameux Prieuré de Sion qui se dit être à l'origine de l'Ordre du Temple.
Mais qui a bien pu inventer une généalogie pareille si ce n'est l'Eglise ? Seule l'Eglise connaît réellement les tenants et les aboutissants de la triste affaire des Templiers. Ils furent fondés pour être justement l'outil de cette Eglise qui ne pouvait se permettre des actes que seul un Ordre militaire pouvait avoir. Déjà, en ces temps reculés, l'Eglise mandata un certain nombre de Chevaliers Champenois en Terre Sainte pour partir vers une quête que seul eux et l'Eglise connaissaient. Tout le monde s'accorde à penser que les Templiers furent envoyés là bas pendant neuf ans avec pour mission de rechercher quelques choses de très précis à Jérusalem. Il a été mis à jour récemment à Jérusalem, des traces de fouilles, dans les écuries de Salomon que les Historiens israéliens n'hésitent pas a attribuer aux Templiers.
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Le pseudo Prieuré de Sion permettait de légitimer la fracture entre les Templiers et l'Eglise. Ce prieuré de Sion, ce nouveau bras "séculier" aux mains de l'Eglise pour s'emparer du mystère de Rennes-Le-Château, mystère qui de toute évidence gène et perturbe l'Eglise de Rome.
Le Prieuré de Sion est une fantasmagorie philosophique et religieuse pilotée par Rome et dont Pierre Plantard est l'homme de paille. Tant que des gens comme Plantard seront là pour induire le chercheur vers de fausses pistes jamais le secret de Rennes-Le-Château ne sera révélé. Il semblerait que le réel mystère de Rennes-Le-Château ne soit pas détenu par l'Eglise, car sinon elle aurait eu tôt fait de le phagocyter dans un décorum de pseudo centre religieux ou miraculeux, de la même manière qu'elle le fit avec les lieux des anciennes religions.
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Alors, elle part du principe que si elle ne détient pas le secret de Rennes-Le-Château, il est inutile que d'autres s'en emparent, d'autant qu'il semble dangereux pour elle. Il vaut mieux promener le chercheur vers des pistes où il pourra s'égarer pendant des années.
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