Introduction à l'affaire de Rennes-Le-Château

 

Tout a commencer le 1er juin 1885, date à laquelle un jeune curé de campagne arriva à Rennes-Le-Château après y avoir été nommé par son évêque, Monseigneur Billard, évêque de Carcassonne. Il venait de passer trois ans dans la paroisse du Clat, commune pauvre du département de l’Aude, où il fut confronté à la vie rude des montagnards.
Enfant du pays, Bérenger Saunière est né le 11 avril 1852 à Montazel, village proche de celui de Rennes-Le-Château. Son père était le régisseur du comte de Casmajou, vieille famille noble Audoise. Il grandit entouré de ses frères et sœurs dont l’un d’eux s’engageât, tout comme lui, dans les ordres.
A son arrivée dans la paroisse de Rennes-Le-Château, il trouva l’église et le presbytère en quasi abandon, l’obligeant à se faire héberger par une paroissienne. Au cours des offices, la pluie tombait sur ses ouailles.
Elevé dans une famille très croyante et proche de la noblesse, Bérenger Saunière adhérait aux idées intégristes et légitimistes. Il n’hésita pas au cours d’un prêche, à prendre une position politique nettement différente de celle de la commune en demandant, lors des élections législatives de 1886, aux femmes de l’assemblée d’influencer leurs maris pour qu’ils votent pour le candidat représentant la monarchie. Cette prise de position déplu particulièrement au maire du village qui se plaignit auprès du préfet, qui décida de suspendre le salaire du jeune curé.
InformĂ©es de cette prise de position, deux femmes lui viendront en aide ; d’abord la Comtesse de Chambord qui lui fit un don de 1000 Francs Or, somme considĂ©rable pour l’époque, puis, ensuite, Madame CavailhĂ© de Coursan, qui lui offrit un nouvel autel pour son Ă©glise.
Cette rentrée d’argent permit au prêtre de réaliser les premiers travaux d’urgence sur la toiture de l’édifice religieux mettant ainsi l’église hors d’eau.
C’est au cours des travaux de remplacement du vieil autel que Bérnger Saunière découvre une sorte de chaudron contenant des pièces d’or. Ainsi son pécule pour les travaux augmenta.
Les mois passèrent puis on vit Bérenger Saunière commencer des travaux dans l’église et sur la place qu’il décida d’aménager à ses frais.
Au fil des années le curé de Rennes-Le-Château fit restaurer, à ses frais, l’intégralité de l’église, réalisa des jardins sur la place de l’église, acheta l’ensemble des terrains autour de l’église et se fit bâtir un domaine constitué d’une villa, d’une tour néogothique, d’une orangeraie, d’un bélvedere, servant de citerne, et un jardin dans lequel il fit planter des arbres et des plantes d’essences rares.
Mais le curĂ© ne s’arrĂŞta pas lĂ , il organisa des rĂ©ceptions oĂą se cĂ´toyaient hommes politiques et personnes en vue de son Ă©poque. Ne dit on pas qu’il avait coutume de recevoir un visiteur au fort accent allemand et qui se faisait appeler Monsieur Guillaume qui finalement n’était autre que Jean-Salvadore de Habsbourg Archiduc d’Autriche ? Ne dit on pas que les villageois entendaient une très belle dame, au cours de ces rĂ©ceptions, chanter de l’opĂ©ra sous les yeux admiratifs des invitĂ©s du prĂŞtre et que cette dame n’était autre qu’Emma CalvĂ©, la cĂ©lèbre cantatrice de l’époque dont la Reine d’Angleterre fit rĂ©aliser un buste qu’elle avait dans son bureau ?
Par quel moyen finança-t-il la restauration de son Ă©glise et l’élĂ©vation de ses constructions ? Comment des personnalitĂ©s aussi importantes Ă©taient en relation avec ce curĂ© d’un village de l’Aude ? Et que faisait Saunière et sa jeune bonne dans le cimetière du village Ă  ouvrir les tombes, les marteler et les dĂ©placer ? Quelles Ă©taient les rĂ©elles relations entre le curĂ© et sa bonne ? Elle l’accompagna dans toutes ses pĂ©rĂ©grinations, elle connue probablement tous ses secrets. C’est elle qui dĂ©couvrit le prĂŞtre inconscient dans la tour nĂ©ogothique du domaine un soir de janvier 1917. Quelques jours plus tard, il s’éteindra sans que le prĂŞtre venu l’écouter en confession ne lui administre l’extrĂŞme onction. Qu’avait il appris ce curĂ© d’Esperaza ? Que confessa BĂ©renger Saunière pour qu’il lui refuse les gestes sacrĂ©s, qu’il finira par lui octroyer post mortem ?
Marie DĂ©narnaud, la jeune bonne, lui restera fidèle au-delĂ  de la mort en se rendant deux fois par jour sur sa tombe, qu’il neige ou qu’il vente. Elle vĂ©cut chichement, ne semblant pas vouloir toucher Ă  quoique ce soit de l’hĂ©ritage de BĂ©renger Saunière dont elle Ă©tait la lĂ©gataire universel.
Finalement en vieillissant elle accepta de vendre le domaine en viager Ă  une famille nommĂ©e Corbu. Ils s’occupaient de la vieille femme qu’elle Ă©tait devenue ; un jour devant la gentillesse de la famille Corbu, Marie DĂ©narnaud dit Ă  NoĂ«l Corbu Â« Mon bon NoĂ«l, vous ĂŞtes bon avec moi, vous vous occuper de moi, et je vous vois vous dĂ©battre dans vos soucis financiers. Soyez sans crainte, lorsque je sentirai mon heure arrivĂ©e, quand je serai sur le point de rejoindre Monsieur le CurĂ©, je vous rĂ©vĂ©lerai un secret qui fera de vous un homme riche… Très riche ! Â». La famille Corbu continua Ă  s’occuper de la vieille dame qu’était devenue Marie DĂ©narnaud jusqu’à un soir ou victime d’une attaque, Marie s’écroula. Restant encore consciente elle fit tout son possible pour parler Ă  NoĂ«l Corbu alors Ă  son chevet. HĂ©las, elle ne put sortir aucun son de sa bouche, elle s’éteignit emportant avec elle son secret et celui de BĂ©renger Saunière.
C’est ainsi qu’en 1956, l’affaire de Rennes-Le-Château commença !

Nous allons vous faire découvrir cette incroyable histoire

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